« L'Épopée de Sahmad » : différence entre les versions
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'''L'Épopée de Sahmad''' est une Série Web de 2010 publiée en Podcast par Greg Farshtey sur le site | {{TODO|Vérifier la traduction de la Série Web dans le détail}} | ||
'''L'Épopée de Sahmad''' est une Série Web de 2010 publiée en Podcast par Greg Farshtey sur le site [[BIONICLEstory.com]], racontant les aventures de Sahmad, l'un des rares survivants de la Tribu du Fer, qui fut entièrement décimée par une épidémie. | |||
{{BannièreSérial|fnd=sahmadstale|titre=L'Épopée de Sahmad|annee={{lg|en}}<br/>2010}} | |||
==Chapitre 1== | == Chapitre 1 == | ||
Je m'appelle Sahmad. Vous avez peut-être déjà entendu ce nom autour des feux des maisons Agori, ou dit à voix basse par les Glatorian alors qu'ils montent la garde. C'est un nom prononcé avec respect et peur, comme il se doit donc. L'histoire vous apprendra que je suis un monstre, un esclavagiste, quelqu'un qui a passé sa vie à capturer mes camarades Agori et à les vendre aux Skrall. Je serais bête de mentir et de prétendre n'avoir jamais fait ces choses : je les ai faites, bien sûr. Mais il y a plus que cela dans le conte, et il faut se rappeler constamment une chose sur l'histoire : tous les livres sont écrits par les gagnants. | Je m'appelle [[Sahmad]]. Vous avez peut-être déjà entendu ce nom autour des feux des maisons [[Agori]], ou dit à voix basse par les [[Glatorian]] alors qu'ils montent la garde. C'est un nom prononcé avec respect et peur, comme il se doit donc. L'histoire vous apprendra que je suis un monstre, un esclavagiste, quelqu'un qui a passé sa vie à capturer mes camarades Agori et à les vendre aux [[Skrall]]. Je serais bête de mentir et de prétendre n'avoir jamais fait ces choses : je les ai faites, bien sûr. Mais il y a plus que cela dans le conte, et il faut se rappeler constamment une chose sur l'histoire : tous les livres sont écrits par les gagnants. | ||
Je suis un membre de la Tribu | Je suis un membre de la [[Tribu du Fer]], contrairement à ce que vous pourriez penser de par la couleur de mon armure, mais c'est intentionnel. Faire voir de manière ostensible que vous apparteniez à cette tribu était probablement, et l'est peut-être toujours, un bon moyen pour être lynché, rejeté, voire agressé. Nous ne sommes pas les bienvenus dans les charmants petits villages des autres Agori, assez bons pour partager de quoi boire et manger, ou assez fiable pour faire du commerce avec eux. Nous sommes les créatures des aventures nocturnes racontées aux nouveaux gardes : « veille à rester concentré si tu ne veux pas être attaqué par un Agori du Fer. » | ||
Cela n'a pas toujours fonctionné ainsi, bien sûr. Il y a très longtemps, bien avant la Guerre du Noyau, bien avant le Fracassement, ma tribu vivait dans les montagnes de Bota Magna et travaillait dans les mines. Nous envoyions le fer que nous extrayions de la roche à la Tribu | Cela n'a pas toujours fonctionné ainsi, bien sûr. Il y a très longtemps, bien avant la [[Guerre du Noyau]], bien avant [[le Fracassement]], ma tribu vivait dans les montagnes de [[Bota Magna]] et travaillait dans les mines. Nous envoyions le fer que nous extrayions de la roche à la [[Tribu du Feu]] pour le faire forger, et en retour ils nous rapportaient des armes et des outils achevés. Nous étions brutaux et grossiers, mais honorés pour notre dur labeur et traités comme tous les autres Agori. Les membres de la Tribu du Fer vivaient une vie remplie par un travail dur et honnête, et ne demandaient rien de plus. A part quelques différends avec nos voisins des montagnes, les Skrall, nous n'étions en conflit avec personne. | ||
Lorsque le coup fatal arriva, il vint discrètement et silencieusement, comme un poignard enfoncé dans le dos. Quelques mineurs travaillant dans les entourages de nos régions commencèrent à agir de manière étrange. Ils étaient distraits, chamailleurs, et au fil du temps ils s'empiraient. Si on leur demandait s'ils se sentaient malades, ils répondaient non. La seule chose plausible qu'ils purent affirmer était que leur sommeil était troublé car ils s'étaient arrêtés de rêver. La plupart d'entre nous en rirent. Après tout, ce qui importait était la force de nos arrières lorsque nous extrayions le métal hors de la roche pour le ramener à la surface. Peu importait si notre sommeil n'était que du sommeil, les illusions et les fantaisies mises de côté. Et si l'on est incapable de rêver, pas de raison de s'inquiéter de cauchemarder, n'est-ce pas ? Faux. Si l'on est incapable de rêver, la vie éveillée devient un cauchemar. | Lorsque le coup fatal arriva, il vint discrètement et silencieusement, comme un poignard enfoncé dans le dos. Quelques mineurs travaillant dans les entourages de nos régions commencèrent à agir de manière étrange. Ils étaient distraits, chamailleurs, et au fil du temps ils s'empiraient. Si on leur demandait s'ils se sentaient malades, ils répondaient non. La seule chose plausible qu'ils purent affirmer était que leur sommeil était troublé car ils s'étaient arrêtés de rêver. La plupart d'entre nous en rirent. Après tout, ce qui importait était la force de nos arrières lorsque nous extrayions le métal hors de la roche pour le ramener à la surface. Peu importait si notre sommeil n'était que du sommeil, les illusions et les fantaisies mises de côté. Et si l'on est incapable de rêver, pas de raison de s'inquiéter de cauchemarder, n'est-ce pas ? Faux. Si l'on est incapable de rêver, la vie éveillée devient un cauchemar. | ||
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Les mineurs affectés, irritables, devinrent violents peu après, puis passèrent de violents à fous. Les rêves, semblait-il, étaient indispensables pour relâcher les mauvaises énergies accumulées dans chacun d'entre nous. Sans elles, l'esprit se déchire en morceaux. Pire, nous vîmes que l'épidémie se répandait. De plus en plus de personnes de ma tribu perdirent leurs capacités de rêver. Ceux dont la condition était invivable mouraient dans la folie. Ceux qui furent infectés par la suite furent saisis par l'horreur et le désespoir, connaissant le destin qui les attendaient. | Les mineurs affectés, irritables, devinrent violents peu après, puis passèrent de violents à fous. Les rêves, semblait-il, étaient indispensables pour relâcher les mauvaises énergies accumulées dans chacun d'entre nous. Sans elles, l'esprit se déchire en morceaux. Pire, nous vîmes que l'épidémie se répandait. De plus en plus de personnes de ma tribu perdirent leurs capacités de rêver. Ceux dont la condition était invivable mouraient dans la folie. Ceux qui furent infectés par la suite furent saisis par l'horreur et le désespoir, connaissant le destin qui les attendaient. | ||
Certains d'entre nous semblaient être immunisés : moi, Telluris, et une poignée d'autres. Naturellement, nos voisins semblaient curieux sur les raisons de nos capacités à pouvoir encore rêver. Personne d'entre nous ne connaissait la réponse. Cela n'empêcha pas les autres de notre tribu de songer à essayer de les découvrir, même si cela nous menait à la mort. Nous nous enfermâmes ensemble et nous cachâmes dans une cave, prêts à nous défendre contre les Agori fous qui avaient été nos amis. | Certains d'entre nous semblaient être immunisés : moi, [[Telluris]], et une poignée d'autres. Naturellement, nos voisins semblaient curieux sur les raisons de nos capacités à pouvoir encore rêver. Personne d'entre nous ne connaissait la réponse. Cela n'empêcha pas les autres de notre tribu de songer à essayer de les découvrir, même si cela nous menait à la mort. Nous nous enfermâmes ensemble et nous cachâmes dans une cave, prêts à nous défendre contre les Agori fous qui avaient été nos amis. | ||
Alors que les choses empiraient, notre chef de village demanda l'aide des autres tribus. Les Skrall en rirent. Les autres tribus ne le laissaient même pas traverser les bords de leurs contrées. Personne ne voulait du peu de fer que nous continuions d'extraire, de peur qu'il porte avec lui la maladie. Toute activité extérieure cessa. | Alors que les choses empiraient, notre chef de village demanda l'aide des autres tribus. Les Skrall en rirent. Les autres tribus ne le laissaient même pas traverser les bords de leurs contrées. Personne ne voulait du peu de fer que nous continuions d'extraire, de peur qu'il porte avec lui la maladie. Toute activité extérieure cessa. | ||
Quand l'un des rares Agori toujours en forme tenta de rejoindre une autre tribu, il fut ramené dans la forêt et tué par l'une des bêtes. Autant que cela puisse nous concerner, il aurait aussi bien pu être tué par les Agori qui l'avaient rejeté. Être un membre de la Tribu | Quand l'un des rares Agori toujours en forme tenta de rejoindre une autre tribu, il fut ramené dans la forêt et tué par l'une des bêtes. Autant que cela puisse nous concerner, il aurait aussi bien pu être tué par les Agori qui l'avaient rejeté. Être un membre de la Tribu du Fer était désormais une bonne raison pour être condamné à mort. Si la peste ne vous décimait pas, vos anciens partenaires s'en occupaient. | ||
Telluris eut l'idée d'utiliser les minéraux pour changer la couleur de nos armures et de nos heaumes dans l'espoir de se faire passer pour des membres d'une quelconque tribu inconnue et trouver un sanctuaire. C'était stupide, mais je fus d'accord avec l'idée. Vous vous doutez bien que ça n'a pas si bien marché. | Telluris eut l'idée d'utiliser les minéraux pour changer la couleur de nos armures et de nos heaumes dans l'espoir de se faire passer pour des membres d'une quelconque tribu inconnue et trouver un sanctuaire. C'était stupide, mais je fus d'accord avec l'idée. Vous vous doutez bien que ça n'a pas si bien marché. | ||
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Cependant, nous survécûmes. Nous vîmes notre tribu s'éteindre, un à un, jusqu'au jour où il y en eu trop peu pour que nous puissions être menacés. Nous nous enfuîmes, mais il n'y avait nulle part où aller. De plus, nul ne savait si un camarade pouvait être porteur de l'épidémie, vous comprenez donc que nous ayons choisi des chemins séparés. | Cependant, nous survécûmes. Nous vîmes notre tribu s'éteindre, un à un, jusqu'au jour où il y en eu trop peu pour que nous puissions être menacés. Nous nous enfuîmes, mais il n'y avait nulle part où aller. De plus, nul ne savait si un camarade pouvait être porteur de l'épidémie, vous comprenez donc que nous ayons choisi des chemins séparés. | ||
Je me dirigeai vers le sud, sans savoir que Telluris ferait de même. Je vécus de ce que je volais et ramassais. Je vit la déclaration de la Guerre du Noyau, et en voyant les Agori tués par les armes conçues dans le fer rapporté par mon peuple, je ris. Quand le Fracassement arriva, je me trouvais sur Bara Magna. J'avais trouvé un char et gagné la loyauté d'un Spikit de la seule manière possible : en le nourrissant. Je ne savais pas ce que le futur me réservait mais j'avais un transport et j'avais la haine. J'allais finir par trouver un moyen de marier les deux et de gagner ma revanche. | Je me dirigeai vers le sud, sans savoir que Telluris ferait de même. Je vécus de ce que je volais et ramassais. Je vit la déclaration de la Guerre du Noyau, et en voyant les Agori tués par les armes conçues dans le fer rapporté par mon peuple, je ris. Quand le Fracassement arriva, je me trouvais sur [[Bara Magna]]. J'avais trouvé un [[Baranus#Baranus V7|char]] et gagné la loyauté d'un [[Spikit]] de la seule manière possible : en le nourrissant. Je ne savais pas ce que le futur me réservait mais j'avais un transport et j'avais la haine. J'allais finir par trouver un moyen de marier les deux et de gagner ma revanche. | ||
Telluris choisit un autre chemin. Il commença à scruter le désert dans une machine de guerre basée sur le Skopio, pensant qu'écraser une ou deux caravanes ferait la différence d'une certaine manière. | Telluris choisit un autre chemin. Il commença à scruter le désert dans une [[Skopio XV-1|machine de guerre]] basée sur le [[Skopio]], pensant qu'écraser une ou deux caravanes ferait la différence d'une certaine manière. | ||
J'avais d'autres plans. Je faisais des Agori des marchandises. Je les vendais aux Skrall et je les laissais souhaiter qu'ils fussent morts avec mes frères dans la peste. | J'avais d'autres plans. Je faisais des Agori des marchandises. Je les vendais aux Skrall et je les laissais souhaiter qu'ils fussent morts avec mes frères dans la peste. | ||
Les choses ont changé récemment. Les Skrall ont été repoussés de Roxtus, deux géants de métal se battent dans le ciel pour des raisons que je ne saurais imaginer. Je ne doute pas que la fin du monde s'approche de nous, mais avant cela, | Les choses ont changé récemment. Les Skrall ont été [[Bataille de Roxtus|repoussés]] de [[Roxtus]], deux [[Teridax|géants]] [[Mata Nui (Être)|de métal]] se [[Bataille de Bara Magna|battent]] dans le ciel pour des raisons que je ne saurais imaginer. Je ne doute pas que la fin du monde s'approche de nous, mais avant que cela n'arrive, j'ai une tâche que je veux exécuter. Quelque part, certains savent ce qui est arrivé à mon peuple. Ils savent s'il s'agissait d'un accident, d'une attaque, d'une erreur ou d'une expérience. Avant que Bara Magna ne tombe en ruines, je devrai trouver ces réponses. Et si quelqu'un a choisi ce destin pour ma tribu, alors j'espère que, quelque part, celui-ci – ou ceux-ci – rêvent de moi, et se réveilleront en hurlant. | ||
==Chapitre 2== | == Chapitre 2 == | ||
J'aime dormir. J'aime dormir parce que j'aime rêver. Rêver me rappelle que je suis toujours en vie. | J'aime dormir. J'aime dormir parce que j'aime rêver. Rêver me rappelle que je suis toujours en vie. | ||
La nuit dernière, j'ai rêvé que j'étais de retour dans le village du Fer, travaillant dans le froid et l'humidité des mines. L'air était empli du rythmique tching-tching des pioches frappant la pierre. Spherus Magna était généreuse ce jour-là et nous sortions de l'ombre avec des chargements de fer. Je me tenais sur un pic et voyais les Agori de la Roche au loin aller et venir comme des scarabées araignées. Puis il s'arrêtèrent et se tournèrent comme un seul pour regarder notre village. Je me tournai pour voir ce qu'ils pouvaient regarder, et c'est là que je vis le premier Agori du Fer disparaître. A un instant il était en train de vider le chariot de minerai, l'instant d'après il était parti. Dans les moments qui suivirent, d'autres disparurent, et d'autres encore. Je savais que quelque chose de terrible était en train de se produire. Je devais l'arrêter. | La nuit dernière, j'ai rêvé que j'étais de retour dans le village du Fer, travaillant dans le froid et l'humidité des mines. L'air était empli du rythmique tching-tching des pioches frappant la pierre. [[Spherus Magna]] était généreuse ce jour-là et nous sortions de l'ombre avec des chargements de fer. Je me tenais sur un pic et voyais les Agori de la Roche au loin aller et venir comme des scarabées araignées. Puis il s'arrêtèrent et se tournèrent comme un seul pour regarder notre village. Je me tournai pour voir ce qu'ils pouvaient regarder, et c'est là que je vis le premier Agori du Fer disparaître. A un instant il était en train de vider le chariot de minerai, l'instant d'après il était parti. Dans les moments qui suivirent, d'autres disparurent, et d'autres encore. Je savais que quelque chose de terrible était en train de se produire. Je devais l'arrêter. | ||
Je courus à travers le village à la recherche de la personne que j'aimais. Quand je l'ai trouvée, je l'ai prise dans mes bras et la serra, et un instant plus tard, mes bras tenaient l'air vide. | |||
De l'aide. Nous avions besoin d'aide. Je descendis la montagne en courant vers les Agori de la Roche, je leur ai crié de nous aider, mais aucun ne me prêtait attention. J'ai crié, j'ai plaidé, en vain. Je me suis déplacé pour frapper un villageois juste pour avoir leur attention. Et je regardai en bas et je ne vis rien. J'avais disparu. | De l'aide. Nous avions besoin d'aide. Je descendis la montagne en courant vers les Agori de la Roche, je leur ai crié de nous aider, mais aucun ne me prêtait attention. J'ai crié, j'ai plaidé, en vain. Je me suis déplacé pour frapper un villageois juste pour avoir leur attention. Et je regardai en bas et je ne vis rien. J'avais disparu. | ||
Je me réveillai en sueur. Je n'avais pas campé loin de la rivière Skrall. Je pris mon armure et m'agenouillai sur la rive, en essayant d'effacer mon cauchemar. A la lumière de la lune, je pouvais voir quelque chose de massif au loin. En regardant mieux, je sus que c'était le véhicule Skopio construit par Telluris, maintenant étendu sur le sable comme la carcasse d'un animal mort. Son propriétaire était accroupi à côté. J'accrochai le Skipit à mon char et marchai vers Telluris. Il semblait être en pleurs. | Je me réveillai en sueur. Je n'avais pas campé loin de la [[rivière Skrall]]. Je pris mon armure et m'agenouillai sur la rive, en essayant d'effacer mon cauchemar. A la lumière de la lune, je pouvais voir quelque chose de massif au loin. En regardant mieux, je sus que c'était le véhicule Skopio construit par Telluris, maintenant étendu sur le sable comme la carcasse d'un animal mort. Son propriétaire était accroupi à côté. J'accrochai le Skipit à mon char et marchai vers Telluris. Il semblait être en pleurs. | ||
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demandai-je. | « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demandai-je. | ||
« Ils l'ont ruiné. » répondit le membre de ma tribu. « Les Glatorian, ils l'ont saboté. Il ne fonctionnera plus. » | « Ils l'ont ruiné. » répondit le membre de ma tribu. « Les Glatorian, ils l'ont saboté. Il ne fonctionnera plus. » | ||
J'ai toujours pensé que le Skopio était un gâchis de temps et de matériaux voyant. Peu importe la taille de ton arme, quelqu'un d'autre peut toujours en construire un plus grand. Tu ne peux pas conquérir tes ennemis avec quelque chose que tu vois à dix kilomètres à la ronde. Tu le fais en faisant ton trou comme la larve d'un ver à épines, devenant une partie de leur société, et ensuite les efface de l'intérieur. Le Skopio était le soutien de Telluris, sa manière de jeter une colère armée et en armure au monde. | J'ai toujours pensé que le Skopio était un gâchis de temps et de matériaux voyant. Peu importe la taille de ton arme, quelqu'un d'autre peut toujours en construire un plus grand. Tu ne peux pas conquérir tes ennemis avec quelque chose que tu vois à dix kilomètres à la ronde. Tu le fais en faisant ton trou comme la larve d'un ver à épines, devenant une partie de leur société, et ensuite les efface de l'intérieur. Le Skopio était le soutien de Telluris, sa manière de jeter une colère armée et en armure au monde. | ||
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« Venez. » dit-il. « tuez-moi. Je ne peux plus supporter ça. » | « Venez. » dit-il. « tuez-moi. Je ne peux plus supporter ça. » | ||
Telluris me regarda comme s'il était devenu fou. Je fis signe de la tête pour lui faire savoir que je l'avais également entendu. Cela me rappela quelqu'histoire sauvage que j'ai entendu de quelques Agori de la Roche. Ils étaient en train de fuir Roxtus après avoir perdu une bataille contre les autres villages, et avaient prétendu qu'un Agori de la Glace nommé Metus avait été transformé en un serpent. Ils me semblèrent avoir mangé trop de Thornax pourris, mais maintenant... Bien, il y avait plein de choses bizarres dans le désert de Bara Magna, mais un serpent qui parle n'est pas l'une d'entre elles. | Telluris me regarda comme s'il était devenu fou. Je fis signe de la tête pour lui faire savoir que je l'avais également entendu. Cela me rappela quelqu'histoire sauvage que j'ai entendu de quelques Agori de la Roche. Ils étaient en train de fuir Roxtus après avoir perdu une bataille contre les autres villages, et avaient prétendu qu'un Agori de la Glace nommé [[Metus]] avait été transformé en un serpent. Ils me semblèrent avoir mangé trop de [[Thornax]] pourris, mais maintenant... Bien, il y avait plein de choses bizarres dans le désert de Bara Magna, mais un serpent qui parle n'est pas l'une d'entre elles. | ||
« Tu es... Metus ? » demandai-je au serpent. | « Tu es... Metus ? » demandai-je au serpent. | ||
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Soudain, le désert sembla grandir très calmement et silencieusement, et tout ce que je pouvais entendre était ma propre voix qui disait « Ça recommence. » | Soudain, le désert sembla grandir très calmement et silencieusement, et tout ce que je pouvais entendre était ma propre voix qui disait « Ça recommence. » | ||
==Chapitre 3== | == Chapitre 3 == | ||
J'étais debout sur le sable du désert, ayant une conversation avec un serpent parlant. Le plus triste, c'est que la tâche était de bon sens dans ma journée. Et en plein milieu de notre échange, le monde s'arrêta. Au moins, c'est ce que j'ai ressenti en moi. | J'étais debout sur le sable du désert, ayant une conversation avec un serpent parlant. Le plus triste, c'est que la tâche était de bon sens dans ma journée. Et en plein milieu de notre échange, le monde s'arrêta. Au moins, c'est ce que j'ai ressenti en moi. | ||
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Je me relevai et brossai mon armure. Il était temps de partir. « Allons-y », dis-je à mes deux alliés. | Je me relevai et brossai mon armure. Il était temps de partir. « Allons-y », dis-je à mes deux alliés. | ||
Telluris ne m'écoutait pas. Il était toujours pris par le retour miraculeux d'Aqua Magna et Bota Magna, alors je l'ai fouetté. | |||
Telluris ne m'écoutait pas. Il était toujours pris par le retour miraculeux d'[[Aqua Magna]] et Bota Magna, alors je l'ai fouetté. | |||
« Vous savez ce qui vient après », dis-je à mes deux compagnons. « Après que la fête soit finie, les Agori vont commencer à vouloir nettoyer le gâchis. Celui qui ne rentre pas dans leur petite structure sociale sera mis de côté ou piétiné. Je ne veux pas être dans l'un de ces cas ». | « Vous savez ce qui vient après », dis-je à mes deux compagnons. « Après que la fête soit finie, les Agori vont commencer à vouloir nettoyer le gâchis. Celui qui ne rentre pas dans leur petite structure sociale sera mis de côté ou piétiné. Je ne veux pas être dans l'un de ces cas ». | ||
Metus ne semblait pas sûr de ce qu'il fallait faire. Il avait cessé de rêver il y a quelque temps. Il était atteint de la maladie. Dans quelques semaines, peut-être jours, il serait un fou furieux, mais avant cela j'avais besoin de lui. Comme il commença à glisser vers l'endroit où les Agori et les Glatorian se trouvaient, je l'ai écrasé de mon pied blindé et je le bloquai au sol. | Metus ne semblait pas sûr de ce qu'il fallait faire. Il avait cessé de rêver il y a quelque temps. Il était atteint de la maladie. Dans quelques semaines, peut-être jours, il serait un fou furieux, mais avant cela j'avais besoin de lui. Comme il commença à glisser vers l'endroit où les Agori et les Glatorian se trouvaient, je l'ai écrasé de mon pied blindé et je le bloquai au sol. | ||
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« Je veux savoir partout où tu as été depuis ton départ de Roxtus et tout que tu as fait. Je veux revenir sur chaque centimètre que tu as exploré. Quelque part le long de cette route il y a un indice de ce qui s'est passé pour toi et pour mon peuple, et nous allons le trouver ». | « Je veux savoir partout où tu as été depuis ton départ de Roxtus et tout que tu as fait. Je veux revenir sur chaque centimètre que tu as exploré. Quelque part le long de cette route il y a un indice de ce qui s'est passé pour toi et pour mon peuple, et nous allons le trouver ». | ||
Immédiatement après la bataille de Roxtus, Metus s'était dirigé vers le nord dans les montagnes. Certaines de ces montagnes ont disparu aujourd'hui, réduit en galets par la bataille entre les deux robots. Mais il a dit que ce n'était pas avant d'avoir traversé ses montagnes que ses rêves avaient cessé, alors peut-être tout ce que je cherchais était au-delà. | Immédiatement après la bataille de Roxtus, Metus s'était dirigé vers le nord dans les [[Montagnes du Pic Noir|montagnes]]. Certaines de ces montagnes ont disparu aujourd'hui, réduit en galets par la bataille entre les deux robots. Mais il a dit que ce n'était pas avant d'avoir traversé ses montagnes que ses rêves avaient cessé, alors peut-être tout ce que je cherchais était au-delà. | ||
Il nous montra où il avait campé, près d'un bassin. Y avait-il bu ? Non. Qu'avait-il mangé ? | Il nous montra où il avait campé, près d'un bassin. Y avait-il bu ? Non. Qu'avait-il mangé ? | ||
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J'entendis un bruit doux derrière moi. Je me retournai pour voir un tentacule maladif rouge couvert d'épines rampant sous le sol. Avant que je le puisse prévenir elle s'enroula autour de Metus et le tirant dans la terre. Je ne savais pas s'il fallait rire ou crier quand un deuxième tentacule apparu brièvement pour balayer la poussière de nouveau dans une visibilité normale avant que lui aussi disparaisse sous terre. | J'entendis un bruit doux derrière moi. Je me retournai pour voir un tentacule maladif rouge couvert d'épines rampant sous le sol. Avant que je le puisse prévenir elle s'enroula autour de Metus et le tirant dans la terre. Je ne savais pas s'il fallait rire ou crier quand un deuxième tentacule apparu brièvement pour balayer la poussière de nouveau dans une visibilité normale avant que lui aussi disparaisse sous terre. | ||
J'ai visé avec mon lanceur Thornax et ai tiré. Il fit un trou dans le sol, en envoyant une pluie de terre et de roches dans l'air. Lorsque la poussière disparut, je ne voyais aucune trace de mes deux alliés, ou de leur agresseur. Quelle que soit cette créature qui les avait pris, elle était parti. | J'ai visé avec mon [[lanceur Thornax]] et ai tiré. Il fit un trou dans le sol, en envoyant une pluie de terre et de roches dans l'air. Lorsque la poussière disparut, je ne voyais aucune trace de mes deux alliés, ou de leur agresseur. Quelle que soit cette créature qui les avait pris, elle était parti. | ||
J'étais furieux, frustré, bloqué à chaque tour. Juste au moment où j'avais trouvé le premier signe d'une réponse, elle m'a été arrachée. A tout moment, les tentacules pourrait revenir. Je n'avais aucun moyen de rejoindre Telluris ou Metus, et aucun espoir de survie si je restais. Mais si je partais... Si je partais, je ne pourrais jamais résoudre le mystère qui me harcelait. Mon peuple irait sans vengeance. | J'étais furieux, frustré, bloqué à chaque tour. Juste au moment où j'avais trouvé le premier signe d'une réponse, elle m'a été arrachée. A tout moment, les tentacules pourrait revenir. Je n'avais aucun moyen de rejoindre Telluris ou Metus, et aucun espoir de survie si je restais. Mais si je partais... Si je partais, je ne pourrais jamais résoudre le mystère qui me harcelait. Mon peuple irait sans vengeance. | ||
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J'étais encore debout, quand trois tentacules tâtonnant aveuglément dans la terre et se sont enveloppés autour de moi. Il n'y avait même pas le temps de crier que le ciel au dessus de moi fut remplacé par de la terre et de l'argile, comme si je fus arraché du royaume de la lumière et envoyé dévaler dans un monde d'ombres. | J'étais encore debout, quand trois tentacules tâtonnant aveuglément dans la terre et se sont enveloppés autour de moi. Il n'y avait même pas le temps de crier que le ciel au dessus de moi fut remplacé par de la terre et de l'argile, comme si je fus arraché du royaume de la lumière et envoyé dévaler dans un monde d'ombres. | ||
==Chapitre 4== | == Chapitre 4 == | ||
J'étais mort. Trois énormes tentacules avaient jailli de la terre, s'étaient enroulées autour de moi, et m'avaient traîné vers ma mort. C'était la seule explication, parce que si je n'étais pas mort, alors j'étais fou, et je préférais de loin l'extinction à la folie. | J'étais mort. Trois énormes tentacules avaient jailli de la terre, s'étaient enroulées autour de moi, et m'avaient traîné vers ma mort. C'était la seule explication, parce que si je n'étais pas mort, alors j'étais fou, et je préférais de loin l'extinction à la folie. | ||
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« Laissez-moi reformuler ma question, » dis-je. « Où suis-je ? » | « Laissez-moi reformuler ma question, » dis-je. « Où suis-je ? » | ||
« Où ? » Une lumière naquit dans ses yeux, « oh, naturellement vous ne pourriez le savoir. C'est la ville de | « Où ? » Une lumière naquit dans ses yeux, « oh, naturellement vous ne pourriez le savoir. C'est la ville de Nouvelle [[Atero]] sur Bota Magna. Vous avez été trouvé au nord de Bara Magna et ils ont pris soin de vous comme ils pouvaient là-bas jusqu'à ce que les choses soient prêtes ici. » | ||
Oui, elle était folle. Il n'y avait aucune Nouvelle Atero, certainement pas sur Bota Magna. Et s'ils m'avaient trouvé, ils auraient trouvé mes deux compagnons, mais je ne les avais pas vu ici non plus. | Oui, elle était folle. Il n'y avait aucune Nouvelle Atero, certainement pas sur Bota Magna. Et s'ils m'avaient trouvé, ils auraient trouvé mes deux compagnons, mais je ne les avais pas vu ici non plus. | ||
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« C'était il y a longtemps. » | « C'était il y a longtemps. » | ||
J'identifiai cette voix. Elle était un peu plus vieille, un peu plus sèche, mais elle appartenait à Kiina, Glatorian de l'eau. Assez sure, elle était là, son armure marquée par les batailles et son bras gauche paralysé pendant le long de son corps. | J'identifiai cette voix. Elle était un peu plus vieille, un peu plus sèche, mais elle appartenait à [[Kiina]], Glatorian de l'eau. Assez sure, elle était là, son armure marquée par les batailles et son bras gauche paralysé pendant le long de son corps. | ||
« Vraiment ? » dis-je. Je ne pensais pas qu'il y avait une date d'expiration pour la haine. | « Vraiment ? » dis-je. Je ne pensais pas qu'il y avait une date d'expiration pour la haine. | ||
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« Beaucoup de choses ont changé après la chute des Skrall, » répondit Kiina. « Tu as tout manqué. Tu as été dans le coma pendant 750 années, Sahmad. » | « Beaucoup de choses ont changé après la chute des Skrall, » répondit Kiina. « Tu as tout manqué. Tu as été dans le coma pendant 750 années, Sahmad. » | ||
Il y eut alors un moment, juste un moment, figurez vous, où je me suis senti déconcerté. Je veux dire, cela pouvait être vrai. Le monstre avait pu nous avoir mâché et nous avoir recraché. Quelqu'un pouvait nous avoir trouvé Metus et moi et nous avoir maintenus en vie. Tous les Agori et Glatorian pourraient vivre comme frères et sœurs dans une magnifique nouvelle ville, prête à accueillir même des survivants de la | Il y eut alors un moment, juste un moment, figurez vous, où je me suis senti déconcerté. Je veux dire, cela pouvait être vrai. Le monstre avait pu nous avoir mâché et nous avoir recraché. Quelqu'un pouvait nous avoir trouvé Metus et moi et nous avoir maintenus en vie. Tous les Agori et Glatorian pourraient vivre comme frères et sœurs dans une magnifique nouvelle ville, prête à accueillir même des survivants de la Tribu du Fer dans leurs bras. | ||
Et le fruit de Thornax pourrait avoir le goût de la viande de Skopio bouillie, et les Grands Êtres pourraient distribuer des paniers d'implants en cadeau, mais je n'étais pas prêt à croire cela non plus. | Et le fruit de Thornax pourrait avoir le goût de la viande de Skopio bouillie, et les [[Grands Êtres]] pourraient distribuer des paniers d'implants en cadeau, mais je n'étais pas prêt à croire cela non plus. | ||
Je me suis dégagé hors du lit de camp, ignorant les protestations de mon corps. L'Agori me remit un bâton que je pouvais utiliser pour m'appuyer. Elle essaya de me dissuader de quitter la chambre. Je lui ai dit que j'avais des endroits où me rendre. | Je me suis dégagé hors du lit de camp, ignorant les protestations de mon corps. L'Agori me remit un bâton que je pouvais utiliser pour m'appuyer. Elle essaya de me dissuader de quitter la chambre. Je lui ai dit que j'avais des endroits où me rendre. | ||
Dehors, la ville était aussi fréquentée qu'un nid d'Araignées des Dunes. Agori et Glatorian allaient ici et là, agissant les uns et les autres avec d'autres êtres, grands et petits. Les étrangers semblaient de façon ou d'autre davantage semblable à des machines. Toutefois en même temps, leurs mouvements étaient trop fluides et gracieux pour être purement mécaniques. | Dehors, la ville était aussi fréquentée qu'un nid d'[[Créatures (Génération 1)|Araignées des Dunes]]. Agori et Glatorian allaient ici et là, agissant les uns et les autres avec d'autres êtres, [[Toa (Génération 1)|grands]] et [[Matoran|petits]]. Les étrangers semblaient de façon ou d'autre davantage semblable à des machines. Toutefois en même temps, leurs mouvements étaient trop fluides et gracieux pour être purement mécaniques. | ||
Ma première pensée fut qu'ils feraient de bons esclaves. Je devine que les vieilles habitudes meurent difficilement. | Ma première pensée fut qu'ils feraient de bons esclaves. Je devine que les vieilles habitudes meurent difficilement. | ||
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Alors que je voyais tout le monde autour de moi vaciller dans le plus grand bien, je continuais à penser, de qui était-ce le rêve ? Ce n'était certainement pas le mien. Mes semblables étaient morts. Ils ne pourraient pas apprécier toute cette paix et ces bons sentiments, et s'ils ne pouvaient pas en tirer bénéfice, je ne le voulais pas non plus. J'aurais juste vu la Nouvelle Atero fonctionner de la même façon que la vieille Atero. | Alors que je voyais tout le monde autour de moi vaciller dans le plus grand bien, je continuais à penser, de qui était-ce le rêve ? Ce n'était certainement pas le mien. Mes semblables étaient morts. Ils ne pourraient pas apprécier toute cette paix et ces bons sentiments, et s'ils ne pouvaient pas en tirer bénéfice, je ne le voulais pas non plus. J'aurais juste vu la Nouvelle Atero fonctionner de la même façon que la vieille Atero. | ||
Je me demandais comment tout ceci était arrivé quand j'aperçus le bout d'une armure familière. Le métal arborait les couleurs de la | Je me demandais comment tout ceci était arrivé quand j'aperçus le bout d'une armure familière. Le métal arborait les couleurs de la Tribu du Fer d'aujourd'hui, après la peste. D'accord, je l'admets, à présent j'étais intrigué. Était-ce censé être un quelconque survivant qui faisait son chemin en ville et qui avait trouvé le moyen d'être accepté ? S'il y en avait un dans cette allusion, pourrait-il y en avoir plus ? Je me suis demandé : y avait-il une once de vérité dans tout ceci ? Est-ce que le fait qu'un membre de le Tribu du Fer paraissait dans cette illusion, signifiait qu'il était vraiment vivant quelque part ? Est-ce que c'était le but de ceci, afin de me guider vers d'autres survivants ? | ||
Je commençais à courir, poussant à ma façon les Agori et leurs amis mécaniques. Je tournai à un angle et remontai en direction du centre d'un marché. Des tables exposaient des armures, de la nourriture, des tissus, des morceaux d'art. Je repérai ma proie à l'extrémité lointaine de la place, se transformant en petite rue. Je continuai à me déplacer, passant par dessus les présentoirs et la colère provoquée tout autour. Ackar, un Glatorian de Feu, essaya de m'arrêter, mais il était trop vieux et trop lent. | Je commençais à courir, poussant à ma façon les Agori et leurs amis mécaniques. Je tournai à un angle et remontai en direction du centre d'un marché. Des tables exposaient des armures, de la nourriture, des tissus, des morceaux d'art. Je repérai ma proie à l'extrémité lointaine de la place, se transformant en petite rue. Je continuai à me déplacer, passant par dessus les présentoirs et la colère provoquée tout autour. [[Ackar]], un Glatorian de Feu, essaya de m'arrêter, mais il était trop vieux et trop lent. | ||
Je pris l'angle à toute vitesse et fut arrêté en dérapant tout droit dans la terre molle. Un membre de la | Je pris l'angle à toute vitesse et fut arrêté en dérapant tout droit dans la terre molle. Un membre de la Tribu du Fer se tenait au centre de la rue, pointant avec précision un lanceur Thornax sur ma tête. Mais ce n'était tout simplement aucun de mes frères. C'était la dame que j'avais aimé, qui est morte de la peste des rêves il y a plus de cent mille ans. Je commençai à prononcer son nom. Elle enclencha son arme. Le Thornax fonça vers moi. Je sentis un impact contre mon casque, vis un flash de lumière, entendis le hurlement sourd d'une explosion, et je fus alors mort. À nouveau. | ||
L'obscurité devint lumière. J'étais de retour dans la chambre du guérisseur. Cette fois, il n'y avait aucune Agori d'eau, aucune Kiina, aucun Agori d'autres tribus dans des lits de camp. Tout ce que je vis était un Agori de Fer. Le soigneur cessa de me regarder. Les patients s'assirent dans leurs lits et ils parlèrent tous immédiatement de la même voix. | L'obscurité devint lumière. J'étais de retour dans la chambre du guérisseur. Cette fois, il n'y avait aucune Agori d'eau, aucune Kiina, aucun Agori d'autres tribus dans des lits de camp. Tout ce que je vis était un Agori de Fer. Le soigneur cessa de me regarder. Les patients s'assirent dans leurs lits et ils parlèrent tous immédiatement de la même voix. | ||
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« Nous pensions que vous seriez plus fort, Sahmad. Mais vous étiez juste aussi faible que Telluris, Metus, et tout le reste. Toutefois, nous pouvons prendre un certain confort. Les âmes faibles ont un bon goût, après tous. » | « Nous pensions que vous seriez plus fort, Sahmad. Mais vous étiez juste aussi faible que Telluris, Metus, et tout le reste. Toutefois, nous pouvons prendre un certain confort. Les âmes faibles ont un bon goût, après tous. » | ||
==Chapitre 5== | == Chapitre 5 == | ||
Il y a des jours où vous ressentez l'impression d'avoir des armes braqués sur vous. Il y a des jours où vous savez que même ton meilleur ami, si vous en avez un, vous désignerait à un Skopio pour être son repas. | Il y a des jours où vous ressentez l'impression d'avoir des armes braqués sur vous. Il y a des jours où vous savez que même ton meilleur ami, si vous en avez un, vous désignerait à un Skopio pour être son repas. | ||
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« Tu penses que les êtres que tu voies sont un produit de mon imagination ? » Répondit mon ravisseur. « Regardes encore une fois. » | « Tu penses que les êtres que tu voies sont un produit de mon imagination ? » Répondit mon ravisseur. « Regardes encore une fois. » | ||
Les Agori miroitaient, s'effaçaient, puis à leur place se trouvèrent les Sœurs des Skrall, sans doute une douzaine. Je commençais à regretter ma question. Je savais ce que les Sœurs pouvaient faire à votre cerveau. Mais il y a un proverbe, « Ce n'est pas en trempant ton orteil que tu traverseras le Fleuve des Skrall. » | Les Agori miroitaient, s'effaçaient, puis à leur place se trouvèrent les [[Sœurs des Skrall]], sans doute une douzaine. Je commençais à regretter ma question. Je savais ce que les Sœurs pouvaient faire à votre cerveau. Mais il y a un proverbe, « Ce n'est pas en trempant ton orteil que tu traverseras le Fleuve des Skrall. » | ||
« Alors les Sœurs travaillent pour toi ? Sont-elles responsables de ce qui est arrivé aux Agori du Fer à propos de la peste du rêve ? » | « Alors les Sœurs travaillent pour toi ? Sont-elles responsables de ce qui est arrivé aux Agori du Fer à propos de la peste du rêve ? » | ||
Le rire ce fit entendre encore une fois. Je commençais à haïr ce son. « Les Sœurs sont des petites idiotes, » me répondit l'inconnu. « Elles croient que c'est un Grand Être qui leur a donné leur pouvoir. C'était moi qui leur ai offert le pouvoir psychique qu'elles contrôlent. J'avais pensé que ce serait amusant de les voir détruire les mâles de leur espèce. Mais, comme toi, elles sont faibles et elles s'étaient laissé bannir. Elles n'avaient pas l'ambition de conquérir, maintenant elles n'ont plus aucune ambition. » | Le rire ce fit entendre encore une fois. Je commençais à haïr ce son. « Les Sœurs sont des petites idiotes, » me répondit l'inconnu. « Elles croient que c'est [[Angonce|un Grand Être]] qui leur a donné leur pouvoir [[Psychisme|psychiques]]. C'était moi qui leur ai offert le pouvoir psychique qu'elles contrôlent. J'avais pensé que ce serait amusant de les voir détruire les mâles de leur espèce. Mais, comme toi, elles sont faibles et elles s'étaient laissé bannir. Elles n'avaient pas l'ambition de conquérir, maintenant elles n'ont plus aucune ambition. » | ||
« Et c'était ça la peste, juste une de tes expériences ? » Demandais-je. | « Et c'était ça la peste, juste une de tes expériences ? » Demandais-je. | ||
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La lumière brilla davantage. Une tentacule cramoisi sortit de la sphère. J'ai évité de justesse d'être attrapé. | La lumière brilla davantage. Une tentacule cramoisi sortit de la sphère. J'ai évité de justesse d'être attrapé. | ||
« J'existai avant même que les Grands | « J'existai avant même que les Grands Êtres naissent, » dit la créature. « J'ai ressenti leur arrivée et je me suis demandé s'ils ne seraient pas une menace. J'ai aussi essayé de les rendre fou, mais leurs pensées sont... étranges. Leurs pensées se sont nourris de la mienne. Ils ont pris mes rêves et cette énergie leur a donner l'inspiration de faire de plus en plus de création, et j'ai été forcé de me caché et d'attendre dans les abîmes de Spherus Magna.» | ||
Se cacher et attendre, pensais-je. Et en attendant, il eût faim. Et les Agori en ont payé le prix. | Se cacher et attendre, pensais-je. Et en attendant, il eût faim. Et les Agori en ont payé le prix. | ||
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Seulement ce n'était pas l'aube. C'était la nuit. Et a lumière que nous voyions, la lumière vers laquelle nous courûmes n'était pas le soleil. C'était la chose. La créature que nous essayions de fuir était à la surface, était libre de tout ce qui le forçait à rester sous terre si longtemps. Et je savais qu'elle avait faim. | Seulement ce n'était pas l'aube. C'était la nuit. Et a lumière que nous voyions, la lumière vers laquelle nous courûmes n'était pas le soleil. C'était la chose. La créature que nous essayions de fuir était à la surface, était libre de tout ce qui le forçait à rester sous terre si longtemps. Et je savais qu'elle avait faim. | ||
==Chapitre 6== | == Chapitre 6 == | ||
Il y a longtemps, je suis tombé sur un nid de Sangsues du Désert. Vous n'en avez peut être jamais vu, de ces choses dégoûtantes. Elles vivent sur les plafonds des grottes, et c'est là qu'éclosent les bébés. Ensuite, elles s'abattent sur vous, s'attaquent à n'importe quelle chaire exposée, et se nourrissent de votre énergie vitale Quand vous êtes sous un nid, la première chose que vous ressentez est la colère. | Il y a longtemps, je suis tombé sur un nid de Sangsues du Désert. Vous n'en avez peut être jamais vu, de ces choses dégoûtantes. Elles vivent sur les plafonds des grottes, et c'est là qu'éclosent les bébés. Ensuite, elles s'abattent sur vous, s'attaquent à n'importe quelle chaire exposée, et se nourrissent de votre énergie vitale. Quand vous êtes sous un nid, la première chose que vous ressentez est la colère. | ||
« Comment pouvais-je être si stupide pour marcher dans une caverne sans lever les yeux ? » | « Comment pouvais-je être si stupide pour marcher dans une caverne sans lever les yeux ? » | ||
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Et là, l'horreur vous frappe, vous ôtant tout courage, vous faisant flageoler vos jambes et bras, votre esprit se serre comme poing. | Et là, l'horreur vous frappe, vous ôtant tout courage, vous faisant flageoler vos jambes et bras, votre esprit se serre comme poing. | ||
C'est le pire sentiment que vous pouvez imaginer. Et c'est ça que j'ai ressentit quand j'ai vu la chose, qui avait annihilé mon peuple, se manifester à la surface de Spherus Magna. Je pouvais l'entendre beugler son triomphe dans ma tête. Je pouvais l'entendre hurler son nom, « Annona », se réjouissant d'être libre après tant d'années sous terre. Elle avait seulement peur des Grands Êtres, et la dernière fois où j'ai pu le vérifié, aucun Grand Être n'était aux alentours. | C'est le pire sentiment que vous pouvez imaginer. Et c'est ça que j'ai ressentit quand j'ai vu la chose, qui avait annihilé mon peuple, se manifester à la surface de Spherus Magna. Je pouvais l'entendre beugler son triomphe dans ma tête. Je pouvais l'entendre hurler son nom, « [[Annona]] », se réjouissant d'être libre après tant d'années sous terre. Elle avait seulement peur des Grands Êtres, et la dernière fois où j'ai pu le vérifié, aucun Grand Être n'était aux alentours. | ||
Ce n'était pas une bonne nouvelle. Je regardai mes compagnons. Telluris n'avait jamais été très alerte, et cette expérience ne fut pas loin de le rendre catatonique. Metus était un escroc avide, un traître qui avait été métamorphosé en serpent par ce Mata Nui, l'individu avec une épée magique ou autre chose. À présent, il est à nouveau capable de marcher sur deux jambes. | Ce n'était pas une bonne nouvelle. Je regardai mes compagnons. Telluris n'avait jamais été très alerte, et cette expérience ne fut pas loin de le rendre catatonique. Metus était un escroc avide, un traître qui avait été métamorphosé en serpent par ce Mata Nui, l'individu avec une [[Épée (Mata Nui)|épée magique]] ou autre chose. À présent, il est à nouveau capable de marcher sur deux jambes. | ||
« Que faisons-nous ici », disait-il, « Nous devons fuir. » | « Que faisons-nous ici », disait-il, « Nous devons fuir. » | ||
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« Annona ne le fait pas. Mata Nui ne désirait pas que je reste en permanence sous forme de serpent, je pense. Ou peut être que quelque chose lui est arrivé, je ne sais pas. J'ai été d'un coup de retour dans mon vrai moi. Même si j'avoue que j'ai toujours une envie de rongeurs. » | « Annona ne le fait pas. Mata Nui ne désirait pas que je reste en permanence sous forme de serpent, je pense. Ou peut être que quelque chose lui est arrivé, je ne sais pas. J'ai été d'un coup de retour dans mon vrai moi. Même si j'avoue que j'ai toujours une envie de rongeurs. » | ||
Grâce à tout ça, l'éclat d'Annona continua à devenir plus grand et plus lumineux. Il ressemblait à une étoile, une Étoile Rouge, bien que je ne puis me rappeler avoir vu une étoile avec des tentacules auparavant. C'était une reconnaissance, je suppose que c'est le meilleur mot pour cela. Il se nourrit de rêves. | Grâce à tout ça, l'éclat d'Annona continua à devenir plus grand et plus lumineux. Il ressemblait à une étoile, une [[Étoile Rouge]], bien que je ne puis me rappeler avoir vu une étoile avec des tentacules auparavant. C'était une reconnaissance, je suppose que c'est le meilleur mot pour cela. Il se nourrit de rêves. | ||
Il recherchait un peuple, pour prendre l'énergie des rêves des habitants, et je ne sais pas comment l'arrêter. Il est possible qu'il ne puisse pas être arrêté. | Il recherchait un peuple, pour prendre l'énergie des rêves des habitants, et je ne sais pas comment l'arrêter. Il est possible qu'il ne puisse pas être arrêté. | ||
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Et il y avait Annona, montant vers la forteresse. Je n'ai jamais vu cette forteresse, donc pas non plus qui s'y trouvait ou qui y vécu. Mais je savais qu'ils seraient tous morts si Annona l'atteignait. Nous nageâmes alors vers la plage, et grimpâmes tant bien que mal les falaises. Annona n'avait pas remarqué, ou si elle le savait, ne s'en souciait même pas. Cependant, je savais que nous n'attendrions jamais le sommet avant elle. Notre combat était terminé avant même d'avoir commencé. Effectivement, Annona disparut avant même que nous atteignons le sommet, compte-tenu notamment du fait que Metus est un très mauvais grimpeur. | Et il y avait Annona, montant vers la forteresse. Je n'ai jamais vu cette forteresse, donc pas non plus qui s'y trouvait ou qui y vécu. Mais je savais qu'ils seraient tous morts si Annona l'atteignait. Nous nageâmes alors vers la plage, et grimpâmes tant bien que mal les falaises. Annona n'avait pas remarqué, ou si elle le savait, ne s'en souciait même pas. Cependant, je savais que nous n'attendrions jamais le sommet avant elle. Notre combat était terminé avant même d'avoir commencé. Effectivement, Annona disparut avant même que nous atteignons le sommet, compte-tenu notamment du fait que Metus est un très mauvais grimpeur. | ||
La vue que nous avions en atteignant la forteresse était cauchemardesque. D'étranges guerriers, lourdement armés, puissants, avec comme un sourire collé sur leurs visages, se battaient à l'air libre. Annona avait détourné leur attention avec des illusions, tout comme elle l'avait fait pour nous. Maintenant, elle se dissimulait et s'alimentait jusqu'à ce que ces guerriers, comme d'autres, furent morts. Son éclat se déplaçait vers les lourdes portes de la forteresse. Rien n'était debout devant elle. Rien, je veux dire jusqu'à l'explosion des portes qui s'ouvraient de l'intérieur, et quelque chose qui sortait de la nuit. Le nouveau | La vue que nous avions en atteignant la forteresse était cauchemardesque. D'[[Skakdi|étranges guerriers]], lourdement armés, puissants, avec comme un sourire collé sur leurs visages, se battaient à l'air libre. Annona avait détourné leur attention avec des illusions, tout comme elle l'avait fait pour nous. Maintenant, elle se dissimulait et s'alimentait jusqu'à ce que ces guerriers, comme d'autres, furent morts. Son éclat se déplaçait vers les lourdes portes de la forteresse. | ||
Rien n'était debout devant elle. Rien, je veux dire jusqu'à l'explosion des portes qui s'ouvraient de l'intérieur, et [[Fusion Skakdi|quelque chose]] qui sortait de la nuit. Le nouveau venu était grand de douze pied, avec une peau dorée, et des muscles saillants. Ses yeux et son visages étaient presque reptiliens, et regarda Annona par les fentes étroites de ces yeux. | |||
« Je suis venu pour me nourrir. », dit Annona, « Capitule. » | « Je suis venu pour me nourrir. », dit Annona, « Capitule. » | ||
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Annona devint plus brillante, c'était aveuglant. Je ne pouvais plus voir désormais, seulement entendre sa voix et celle de son nouvel adversaire. | Annona devint plus brillante, c'était aveuglant. Je ne pouvais plus voir désormais, seulement entendre sa voix et celle de son nouvel adversaire. | ||
« Et qui me refusera mon festin ? » questionna Annona, « Vous, un amalgame pitoyable de races inférieures, bandits, voleurs, et, oui, que l'on croyait | « Et qui me refusera mon festin ? » questionna Annona, « Vous, un amalgame pitoyable de [[Zyglak|races]] [[Espèces Intelligentes (Génération 1)/Espèces Non-Nommées#Espèce de Krekka|inférieures]], [[Piraka|bandits, voleurs]], et, oui, que l'[[Zaktan|on croyait mort]] ? Une expérience sans espoir. Vous contre moi ? » | ||
Je ne sais pas avec certitude ce qu'il s'est passé ensuite. J'entendis un bruit, comme si le ciel s'était éventré. Le sol tremblait violemment en-dessous de moi, puis j'entendis des cris. L'Être d'Or dit tout simplement : | Je ne sais pas avec certitude ce qu'il s'est passé ensuite. J'entendis un bruit, comme si le ciel s'était éventré. Le sol tremblait violemment en-dessous de moi, puis j'entendis des cris. L'Être d'Or dit tout simplement : | ||
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« Oui, créature. Je te résisterai. » | « Oui, créature. Je te résisterai. » | ||
==Chapitre 7== | == Chapitre 7 == | ||
Je suis déjà allé sur les côtes d'Aqua Magna une fois au cours ma vie, quand j'avais encore une vie - et une tribu, des amis, l'amour. J'étais là-bas pour tracer une route commerciale. Venant des montagnes, je n'avais jamais vu autant d'eau auparavant. Même si la côte était rocheuse et désolée, ça ressemblait toujours à la chose la plus incroyable, et d'une certaine façon la plus terrifiante, que j'ai vue de toute ma vie. | Je suis déjà allé sur les côtes d'Aqua Magna une fois au cours ma vie, quand j'avais encore une vie - et une tribu, des amis, l'amour. J'étais là-bas pour tracer une route commerciale. Venant des montagnes, je n'avais jamais vu autant d'eau auparavant. Même si la côte était rocheuse et désolée, ça ressemblait toujours à la chose la plus incroyable, et d'une certaine façon la plus terrifiante, que j'ai vue de toute ma vie. | ||
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« Je t'ai eu, » dis-je. | « Je t'ai eu, » dis-je. | ||
Quand elle fut | Quand elle fut partie, l'être doré m'approcha. | ||
« Tu aurais pu rêver que je cesse également d'exister, je suis surpris que tu ne l'ai pas fait. » | « Tu aurais pu rêver que je cesse également d'exister, je suis surpris que tu ne l'ai pas fait. » | ||
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J'aurais pu lui faire me construire un bateau, mais j'ai décidé de marcher. Annona était bien morte et il y avait beaucoup à faire sur Bara Magna qui vaille de se faire voir ces derniers temps. Non pas que j'allais réellement faire partie de tout ça. Metus non plus, où qu'il se soit enfui. Mais tout était bien. Si j'avais raison, il y aurait plus de troubles qu'ils ne savent comment les contenir très bientôt, et j'adorerais les voir dans la misère. Quand à moi, je me dirige au Nord, vers les montagnes. Il y a des personnes que j'avais perdues il y a longtemps à qui je pourrais finalement dire au revoir. Après cela... eh bien, ce sera entièrement une autre histoire. | J'aurais pu lui faire me construire un bateau, mais j'ai décidé de marcher. Annona était bien morte et il y avait beaucoup à faire sur Bara Magna qui vaille de se faire voir ces derniers temps. Non pas que j'allais réellement faire partie de tout ça. Metus non plus, où qu'il se soit enfui. Mais tout était bien. Si j'avais raison, il y aurait plus de troubles qu'ils ne savent comment les contenir très bientôt, et j'adorerais les voir dans la misère. Quand à moi, je me dirige au Nord, vers les montagnes. Il y a des personnes que j'avais perdues il y a longtemps à qui je pourrais finalement dire au revoir. Après cela... eh bien, ce sera entièrement une autre histoire. | ||
{{ | == Personnages == | ||
* [[Sahmad]] | |||
* [[Telluris]] | |||
* [[Metus]] | |||
* [[Annona]] | |||
* La [[Fusion Skakdi]] | |||
* Plusieurs [[Skakdi]] | |||
* Plusieurs [[Sœurs des Skrall]] | |||
== Diffusion == | |||
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[[de:Sahmads Geschichte]] | |||
[[en:Sahmad's Tale]] | |||