Fédération de la Crainte

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Fédération de la Crainte est l'une des trois Séries Web de début 2008 publiées sur BIONICLEstory.com. Elle raconte les aventures du membre de l'Ordre de Mata Nui Brutaka et de son équipe composée de Makuta Spiriah, Roodaka, Vezon, Carapar, Takadox et, plus tard, Lariska, dans leur mission pour sauver l'ex-leader de la Confrérie des Makuta, Makuta Miserix.

Fédération de la Crainte
Drapeau Royaume-Uni.png
2008
Greg Farshtey

Chapitre 1

Vezon ouvrit ses yeux, stupéfait d'être toujours en vie. La dernière chose dont il se rappelait, c'était qu'il avait été capturé par les Zyglak, qui semblaient immunisés à son esprit et de son charme. Tout arriva vite, après, il eut la sensation d'avoir été prit par un être bien plus fort que lui, une étrange sensation de voyager, et rien.

Il regarda autour de lui. La salle dans laquelle il se trouvait était une grande cellule et il n'était pas seul. Il ne reconnut aucun des 4 autres, qui se tenaient tous écartés des autres. Par réflexe, il commença à calculer combien de temps il lui faudrait pour les distraire et à quelle vitesse il pourrait enlever la serrure de la porte de la cellule.

Les idées de Vezon furent interrompues par l'apparition d'une 6ème personne hors de la cellule. Il était grand, maigre et fort, portait une sorte de heaume, et possédait une énorme épée à double lame. Le nouvel arrivant regardait les 5 prisonniers, comme s'ils étaient des crabes Ussal de transports à vendre.

« Je m'appelle Brutaka, » répondit-il. « Je sis que vous avez des questions, mais je ne suis pas ici pour y répondre. Où vous êtes, pour qui je travaille, quel est cet endroit… vous n'avez pas besoin de le savoir. Tout ce que vous avez à savoir, c'est qu'il y a deux façons de s'échapper d'ici. »

Une femme de Xia prit les barreaux et dit d'une voix dangereusement douce : « et ce sont… ? »

« Tu peux t'en aller, Roodaka, par tes propres pouvoirs, et exécuter une mission pour quelques-uns de mes amis, » répondit Brutaka. « Ou je peux moi-même de sortir d'ici, te planter dans un trou, et voir si quelque chose pousse. »

Brutaka tourna son regard sur les autres. « Vous avez tous quelque chose en commun : vous avez tous marchandé avec la Confrérie des Makuta. Roodaka, là, les a trahis au sein des Chasseurs de l'Ombre, puis a trahi les Chasseurs de l'Ombre également – maintenant tous les deux veulent sa mort. Takadox et Carapar, là, sont des Barraki, dont les armées furent détruites il y a 80 000 ans par la Confrérie. Le Makuta dans le coin se nomme Spiriah, il a fait une expérience sur l'île de Zakaz qui a tellement mal tournée que même ses propres frères ne veulent plus le voir en vie. »

Vezon fit un léger signe. « Excuse-moi, oh brutal porteur de lame amoureux du jardinage. Je n'ai jamais rencontré de Makuta face-à-masque et je ne voudrais pas en connaître un s'il marchait sur moi et m'envoyait à terre. Je pense que tu veux voir quelqu'un d'autre… Je suis Vezon avec un ‘n', pas Vezok avec un ‘k', et… »

La créature en forme de crabe nommée Carapar coupa la parole à Vezon, le prit par le cou, et l'envoya dans le mur du fond. « Tu parle trop, » grogna le Barraki.

« Oh, bien, » murmura Brutaka, en secouant sa tête. « Tout va bien marcher. »

Chapitre 2

Roodaka était furieuse. En marchant au bord de l'eau, avec une cape faite de fibres de plantes, elle s'imaginait encore et encore toutes les choses dégoûtantes en lesquelles elle changerait Brutaka un jour avec ses hélices Rhotuka. D'une façon ou d'une autre, il finirait par le lui payer.

Brutaka et son équipe – Roodaka, Vezon, Carapar, Takadox et Makuta Spiriah – étaient arrivés sur les côtes de l'île de Stelt dans un petit bateau. Dès que Roodaka avait reconnu le paysage, elle avait commencé à protester. Stelt était le lieu de vie du regretté Sidorak, son ancien camarade, et du peuple de ce dernier. Pire, Roodaka avait réussi à faire tuer Sidorak, et il semblait que tout le monde le savait à Stelt. Elle serait accueillie ici à peu près comme le serait une ruée de Kikanalo.

Mais Brutaka avait insisté sur le fait qu'ils auraient besoin d'un plus grand bateau pour aller là où ils avaient besoin d'aller, et que c'était le meilleur endroit pour en avoir un. Le seul autre membre de l'équipe à montrer une objection était Spiriah, qui pensait que la Confrérie des Makuta l'attendait dans tous les villages pour le reprendre.

« Et justement, comment allons-nous acheter ce bateau ? » siffla Roodaka. « Nous n'avons ni équipement, ni armes autres que les tiennes, et nous n'avons même pas de ces ridicules Widgets Matoran. Nous n'avons rien de valeur à offrir en échange. »

« Bien sûr que si, » répondit Brutaka, en poussant la porte d'un petit commerce. « Nous t'avons. »

A peine eut-il prononcé ces mots que Carapar avait déjà saisit Roodaka par derrière. L'équipe, avec Roodaka qui se débattait, rentra dans la lumière tamisée de la salle malodorante. Le propriétaire appartenait à l'espèce de Sidorak.

« Nous voulons faire un achat, » dit Brutaka. « Votre bateau le plus rapide, avec des ajouts suffisants pour faire un voyage jusqu'au Sud. »

« Le sud ? » grogna le vendeur. « Ce qui veut dire que je ne vous verrai plus jamais, ni vous, ni mon bateau ? A moins que vous ne me rendiez riche… »

Brutaka tira la capuche de Roodaka, qui le lyncha avec des yeux meurtriers. « La récompense que vous obtiendrez pour la capture de la meurtrière de Sidorak sera-t-elle suffisante ? »

Le commerçant sourit et invita le groupe à voir ses meilleurs vaisseaux. Il était tellement excité par les visions des sommes qui seraient bientôt entre ses mains qu'il ne remarqua même pas que Takadox s'était éclipsé. Le bateau s'avéra être de bonne taille, bien armé de lanceurs de disques, et assez large pour contenir une douzaine de personnes. Un groupe de gorilles aux armures larges, bleues et grises y travaillait à ce moment.

« Nous le prenons, » dit Brutaka. Il y eut un éclaboussement raisonnant du côté du bateau vers l'océan, mais personne n'y prêta beaucoup d'attention.

« Et je prendrai la meurtrière, » dit le commerçant. « Sidorak ne valait rien, mais nous ne pouvons pas laisser une Vortixx et un Rahi tuer notre espèce et s'en aller avec, n'est-ce pas ? »

Il y eut un autre éclaboussement, puis un autre, puis encore un autre. Brutaka les ignora. « Bien sûr que non. Mais si vous voulez que votre people croie que vous avez vraiment capturé cette dangereuse criminelle, vous devrez avoir l'air d'avoir combattu. Un léger coup sur la tête fera sans doute l'affaire. Mon collègue, Vezon, peut s'en occuper – vous ne sentirez rien. »

« Encore, encore, » sonna Vezon, en souriant.

Plouf. Plouf. Plouf.

Le marchand regarda Vezon, qui était loin d'être aussi imposant que le reste de l'équipe. Quels dommages pouvait-il causer ? « Bien, » dit le marchand. « Un coup – un léger ! – juste pour avoir l'air convainquant. »

Le sourire de Vezon s'élargit. Roodaka lutta contre la pince de Carapar. Brutaka s'éloigna fortuitement de la scène, en surveillant le bateau. Vezon leva le poing en arrière. Puis, dans un mouvement souple, Brutaka se retourna et frappa le commerçant à l'arrière de la tête. Le commerçant tomba au sol, assommé.

« Hé ! » dit Vezon. « Il était à moi ! Je ne l'aurais pas blessé… pas beaucoup… et je n'aurais eu besoin que de trois ou quatre heures et des bons outils, juste pour m'assurer qu'il ne serait plus un problème. »

« C'est pour ça, » dit Brutaka. « Tu apprécies ton travail un peu trop. Maintenant, tout le monde à bord – toi aussi, Roodaka. »

Ils grimpèrent à bord pour voir Vezon se tenant seul. Le Barraki se pencha, pointa ses yeux hypnotiques, et dit, « l'équipage a décidé de partir à la nage, tout d'un coup. Imaginez cela. »

« Pourquoi tout se compliquer ? » murmura Carapar. « Nous aurions pu juste tout chambouler et voler le bateau. »

« Et avoir tout Stelt derrière nous ? » demanda Brutaka. « Sans parler de tous ces Chasseurs de l'Ombre et membres de la Confrérie aux alentours, dès qu'ils auraient appris que Roodaka était ici ? »

« Et pour le commerçant, espèce de fou ? » dit Roodaka. « Il m'a vu ! »

Brutaka rit alors que le bateau s'éloignait de la côte. « Qui va croire quelqu'un d'assez stupide pour se faire frapper volontairement ? »

Chapitre 3

Brutaka et son étrange équipage était parti à la mer depuis trios jours depuis qu'il les avait réunis. « Il est temps pour vous de connaître votre mission. Et avant que vous ne posiez la questions, vous avez tous été choisis pour ce voyage pour une bonne raison : vous n'êtes pas indispensables. Personne ne fera attention à vous vivants ou morts, ce qui vous rend idéals pour ce travail. »

Carapar grogna quelque chose d'indescriptiblement infâme. Brutaka choisit de l'ignorer.

« Nous allons vers une île loin au Sud de tout ce qu'on peut voir, » continua Brutaka. « Mais elle n'est pas inhabitée. En fait, elle a un résident très spécial : un Makuta nommé Miserix. »

Maintenant c'était au tour de Spiriah de murmurer quelque chose, même si ses mots étaient plus de choc que de colère.

« Miserix, pour ceux qui ne le savent pas, était le leader de la Confrérie des Makuta avant l'actuel tenant du titre, » dit Brutaka. « Il fut renversé et finit par être emprisonné sur une île volcanique. Il est gardé par des Rahi et les Grands Êtres savent quoi d'autre – des choses que quelqu'un pensa capable de tuer à un Makuta en cavale. Et c'est notre travail de le ramener. »

Au début, aucun membre de l'équipe ne parla. Puis Takadox se mit à parler. « Et qu'obtiendrons-nous de cela ? De l'argent ? Des pouvoirs ? Notre liberté ? »

Brutaka sourit. « Vous aurez une chance de vivre un jour de plus. »

« Et que ferons-nous une fois que nous l'aurons ? » demanda Roodaka. « Le garder pour une rançon ? »

« Ce ne sont pas tes affaires, » répondit Brutaka. « Chacun d'entre vous a un rôle à jouer dans cette mission. Quand nous nous approcherons de l'île, on vous donnera des armes et des équipements. Essayez de courir, n'importe quand, et certains de mes amis vous pourchasserons – des amis qui me donne l'air d'un gros crabe Ussal docile. »

Ce fut Vezon qui les remarqua en premier. Une petite flotte de vaisseaux s'approchait à l'Ouest. Ils étaient à peu près les plus horribles bateaux que l'on puisse imaginer, rassemblés à partir de restes et d'épaves et à peine valables pour la mer. Mais ce n'était pas tant l'aspect des bateaux qui l'intéressait, mais l'identité de leur équipage.

« Des Zyglak ! » lança-t-il.

Les autres se ruèrent vers le bord pour voir. C'était sûr, les êtres reptiliens connus comme les ‘erreurs des Grands Êtres' étaient au commandes des bateaux. Notamment violents et destructifs, les Zyglak détestaient le grand Esprit Mata Nui et tout ce qui y était lié. Ils ne devaient sûrement pas être là pour faire un appel social.

Brutaka tenta d'éloigner le bateau d'eux, mais le vents et les vagues n'étaient pas de son côté. Au bout de quelques minutes, il comprit pourquoi : Makuta Spiriah utiliser ses pouvoirs météorologiques pour garder le bateau en place.

« Tu pensais vraiment que ce serait si facile ? » dit Spiriah. « J'ai compris notre but depuis des jours et j'ai passé un message à mes amis amis Zyglak à l'aide de chaînes sur Stelt. »

Vezon eut l'air horrifié. Il était resté plusieurs jours en otage avec des Zyglak peu de temps auparavant. C'était une expérience qu'il était anxieux de répéter. « Des amis ? Les Zyglak n'ont pas d'amis… Juste des repas qu'ils n'ont pas encore mangé. »

« Ce sont des rejetés, » dit Spiriah. « comme moi. Maintenant, Brutaka, je prends le contrôle de ce bateau. Nous allons commencer un nouvel itinéraire, vers l'île de Zakaz. C'était là que j'ai rencontré la défaite et la honte – là que ma grande expérience a échoué, parce que les résidents étaient trop sauvages pour savoir quoi faire de mes cadeaux. C'est de leur faute si j'ai été rejeté de la Confrérie – et maintenant ils vont me le payer ! »

Chapitre 4

Cela faisait trois jours que Spiriah avait pris le contrôle du vaisseau de l'équipe. Dès lors, ils avaient commencé un voyage pour l'île de Zakaz, entourés de tous les côtés par des bateaux remplis de Zyglak meurtriers. Spiriah avait pris de chaque bout le rôle de capitaine du bateau, donnant tous les ordres et étant particulièrement sévère avec Brutaka. A travers tous ces moments, brutaka n'avait rien dit et n'avait pas tenté d'attaquer Spiriah.

« A vrai dire, nous commencions à nous sentir un peu effrayé de cela, » dit Takadox, pointant Brutaka.

« Parle pour toi, » répondit Carapar.

« Chez moi, » dit Vezon. « Bon, je n'ai jamais été sur Zakaz… Je ne fait même pas vraiment partie de l'espèce native… En fait, ils me tueront probablement en me voyant… Ou pire, m'attacher avec une plante à bouts épineux… Mais au moins je mourrai chez moi. »

Roodaka avait abandonné tout espoir que Brutaka agisse et se concentra sur Spiriah. « La Confrérie s'est très étendue pendant ces dernières années, » lui assura-t-elle. « Faire la guerre avec les Chasseurs de l'Ombre et les Toa… Ils sont faibles. Si tu t'attaque à eux maintenant avec ton armée, tu pourrais prendre Destral et diriger l'Univers. Bien sûr, tu aurais besoin de quelqu'un qui connait toutes ces factions et comment les utiliser au mieux… »

Spiriah la regarda comme si elle était collée à ses pieds. « Je préfèrerais offrir mon cou à la lame coupante d'une hache que te croire, ma pauvre. Ton nom est devenu synonyme de ‘trahison.' »

« Cela vaut mieux que d'être synonyme de ‘raté,' » murmura Roodaka.

La conversation prit fin dès l'apparition d'un port. C'était l'île de Zakaz, dans toute sa ‘gloire' ruinée. Une poignée de vaisseaux de Chasseurs de l'Ombre pouvait être aperçue dans les eaux proches, en patrouille. A la demande de Spiriah, les vaisseaux Zyglak attaquèrent. Pris par surprise, trois des bateaux des Chasseurs de l'Ombre furent immédiatement coulés. Les autres atterrirent sur les bords de l'îles, seulement pour que les équipages se fassent éliminer par les Skakdi natifs.

Spiriah rit en les regardant. « Les Skakdi croient connaître la sauvagerie, » dit-il. « Mais ils n'ont jamais rencontré les Zyglak. Et les Makuta croient connaître toutes les couleurs et les formes de la vengeance… mais je vais leur montrer un ton plus sombre que tout ce qu'ils peuvent imaginer. »

La mini-armada surgit en avant, les Zyglak se préparant déjà à attaquer les plages. Ils étaient encore à 500 mètres des côtes quand le premier bateau des Zyglak vacilla soudainement et commença à couler. Il fut suivi par un autre et encore un autre. Peu après, les vaisseaux Zyglak de tous les côtés s'enfonçaient dans l'eau, des trous se formant dans leurs soutes au niveau de l'eau.

Takadox se rua vers le bord. Il aperçut des êtres juste sous l'eau, attaquant les vaisseaux des Zyglak. A une certaine distance, ils ressemblaient presque à son vieil allié, Ehlek. Quoiqu'ils soient, ils se déplaçaient comme des poissons sous l'eau et les bateaux ne posaient pas de problèmes pour leurs griffes.

Choqué par l'annihilation subite de ses forces, Spiriah n'était pas près pour l'attaque de Brutaka. Une rafale d'énergie l'envoya les pieds en l'air, et un coup bien placé le garda sur le sol, puis l'épée de Brutaka se posa sur son armure.

« Vas-y, » dit Brutaka, d'une voix froide. « utilise un de tes pouvoirs. Tu penses pouvoir le faire avant que je ne transperce ton armure ? Et combien de temps ton énergie survivra alors, sans corps à occuper ? ou peut-être devrais-je te balancer par-dessus bord directement. »

« Comment… ? » commença Spiriah.

« Comment me suis-je occupé des Zyglak ? » dit Brutaka. « C'est simple : tu as des amis, mais moi aussi. Les miens sont une espèce de résidents de l'eau qui furent spécialement modifiés par mes chefs pour tuer les Makuta. Ils vivent sur les côtes de Zakaz, et en ce moment ils pratiquent leurs talents sur les Zyglak. Tu ne veux pas voir… C'est d'un désordre. »

« Attendez une minute, » dit Takadox. « ce n'est pas que je veuille me plaindre, mais comment as-tu réussi à rentrer en contact avec tes ‘amis' ? Tu n'as pas bougé du bateau. »

Brutaka tirer Spiriah par les pieds. Aux alentours, l'océan était rempli d'épaves de bateaux et de Zyglak morts.

« Spiriah avait des amis qui nous suivaient. Et j'avais quelqu'un qui nous a suivi depuis que nous sommes partis de Stelt, juste en cas d'urgence… Et la voilà. »

Les autres se retournèrent pour voir un petit bateau approcher à l'est. Son seul pilote était une femme, agile et bien armée. Alors qu'elle s'approchait et grimpait sur le bateau, Roodaka remarqua que son bras gauche était entièrement mécanique. Pendant un moment, elle se sentit presque désolée pour Spiriah.

« C'est le dernier membre de notre équipe, » dit Brutaka. « Traitez-la comme avec moi… et soyez sûrs qu'elle vous traitera encore pire que je le fais. Elle s'appelle Lariska. »

Chapitre 5

Lariska se tenait à l'inclination avec Brutaka, regardant le bateau s'en aller à travers les eaux. Derrière eux, les autres membres de l'équipe regardaient attentivement Makuta Spiriah – ce n'était pas qu'ils pouvaient faire grand-chose pour l'arrêter s'il essayait de faire un détournement. Mais Brutaka avait un peu calculé et avait annoncé à Spiriah combien d'heures il pouvait espérer survivre dès que la Confrérie saurait où il était. Puis il assura Spiriah que si le bateau et ses occupants étaient tous détruits, la Confrérie saurait immédiatement où commencer à chercher. C'était du bluff, bien sûr. Mais Spiriah avait passé la majeure partie de sa vie à fuir ses anciens camarades, et courir et se cacher pour finir par obtenir des habitudes. Comme Brutaka s'y attendait, Spiriah fit avec et renonça.

Le bateau s'était éloigné de Zakaz et était sur son chemin vers le Sud. Il y avait encore un arrêt à faire avant qu'ils ne se redirigent vers leur ultime destination. C'était celle que Brutaka redoutait – il était temps d'armer l'équipe.

L'île qui leur vint à la vue était à peine plus qu'une roche stérile. Ce n'était pas le site original pour cette rencontre, mais les plans avaient changé. Deux membres de l'Ordre de Mata Nui, Botar et le guerrier de deux mètres cinquante nommé Trinuma, avaient été envoyés avec des provisions en armes pour un rendez-vous sur une petite île végétale juste au-dessus du Continent du Sud. Mais un Makuta nommé Icarax les avait remarqués et attaquées. Le combat fut furieux, mais bref. Botar fut éliminé, détruit par le pouvoir magnétique du Makuta, et Trinuma s'était échappé de justesse pour raconter le combat. Avec du désespoir, il avait mis les armes au premier endroit où il était arrivé avant de retourner sur Daxia avec la nouvelle tragique.

Le bateau leva l'ancre juste derrière la côte. Brutaka avait prévenu Takadox et Carapar qu'il garderait un œil sur eux pendant la nage, juste au cas où ils auraient la joyeuse idée de partir en profondeur et de s'échapper. Vezon fut le premier à réagir quand ils mirent le pied sur les bords rocheux.

« Quelque chose… ne vas pas ici, » dit-il, d'un ton étrangement sérieux. « Quelque chose au-delà même de se dont pourraient s'occuper mes pouvoirs. »

« Tu n'as aucun pouvoirs, monstre, » lui rappela durement Carapar.

« Je n'en ai pas ? » dit Vezon, visiblement confus. « Où étais-je quand ils étaient distribués ? Laisse-moi voir… le repaire de MakutaVoya Nui…. Les tunnels… La prison… Comment aurais-je pu manquer le rendez-vous, j'étais toujours là où il y avait de l'action. »

« Silence, » dit Lariska, la dague à la main. « Il y a quelque chose de vrai dans ton babillage. Quelque chose ne va pas à cet endroit. »

Brutaka s'approcha, tenant avec lui les armes. Takadox prit une épée fine et longue, tandis que carapar saisit une épée large. Roodaka choisit un lanceur Rhotuka. Brutaka tint à Spiriah une arme à projectiles et le prévint avec un sourire froid de ne pas la pointer sur lui-même… Ou personne d'autre. Vezon eut le droit à une lance, qu'il prit entre ses mains sans grand enthousiasme.

« Que fait-elle ? » demanda-t-il.

« Rien, » répondit Brutaka. « Mais avec tes pouvoirs, tu n'en a pas besoin, n'est-ce pas ? »

Vezon s'illumina. « Bien sûr, » répondit-il, oubliant à nouveau qu'il n'avait pas de pouvoirs. Carapar grogna de frustration et se retourna.

« Nous avons ce que nous étions venus chercher, » dit nerveusement Takadox. « Partons. »

« Il y a quelque chose dans cette caverne devant, » dit Lariska. « je peux entendre quelque chose qui semble être de la respiration, mais c'est un son… humide, comme si l'être respirait dans la boue. Et il y a quelque chose d'autre… Cela sonne presque comme… Quelque chose qui glisse. »

Spiriah recula d'un pas. « je sais où nous sommes, » dit-il, ses yeux scrutant d'un côté à l'autre comme s'il s'attendait à une attaque. « Mutran m'a déjà parlé de cet endroit, même s'il ne ressemblait pas beaucoup à cela autrefois. Nous devons partir. Nous devons partir, maintenant ! »

Mais c'était déjà trop tard. De vastes murs de roches jaillirent soudainement des lignes des bordures, formant un mur de soixante mètres autour de l'île et coupant l'équipe de son bateau. « Faites-le s'effondrer, » dit Brutaka. Mais même le pouvoir de son épée n'était pas suffisant pour pénétrer la pierre.

Spiriah s'était formé quelques ailes et essayait de voler jusqu'en haut. Une ligne de Pierre coupante jaillit du haut du mur et empala une de ses ailes, l'envoyant valser jusqu'au sol. Lariska courut, bondit, posa les pieds sur le mur et se propulsa dans les airs pour rattraper le Makuta qui tombait.

Ce n'était pas le moment de s'émerveiller sur ses prouesses athlétiques ou d'essayer de s'échapper à nouveau. Une voix venait alors de la caverne, mais une voix comme aucun d'entre eux n'avait jamais entendue. Elle sonnait comme le son repoussant et dégoûtant qu'on peut entendre quand un nid de vers et dérangé. Même Brutaka dut laisser un frisson.

« Des visiteurs, » dit la voix. « Enfin. »

« Qui es-tu ? » dit Brutaka. « Nous as-tu emprisonné ici ? Je te préviens, tu ne connais pas le pouvoir auquel tu fais face. »

Un énorme tentacule sortit de la caverne, s'enroulant autour de Brutaka et le tirant vers lui. Le moment d'après, il était en présence de quelque chose de tellement horrible, tellement aliéné, que cela lui prit toute sa volonté pour échapper à la folie.

« Maintenant, » dit l'entité qui le retenait avec elle. « Maintenant parle à Tren Krom de ton pouvoir. »

Chapitre 6

Brutaka essaya de fermer les yeux. Ça ne l'aidait pas. Il ne pouvait évacuer l'image de Tren Krom de son esprit – une masse cramoisie, tordue, de tentacules, émergeant d'un cœur central gélatineux, avec deux yeux jaunes morts qui suivaient d'une certaine façon chaque mouvement sans même se bouger eux-mêmes. Du moins, c'était ce qu'il avait vu d'un coup d'œil – d'une certaine façon, Brutaka savait que fixer Tren Krom pendant longtemps serait comme inviter la folie.

L'entité semblait avec le temps avoir fusionné avec le sol de pierre et les murs de sa caverne, tel que le rôdeur et la place d'invisibilité ne faisaient qu'un. L'odeur de puanteur régnait partout. En vain, Brutaka essayait de s'échapper de l'emprise du tentacule de Tren Krom. Il pouvait sentir l'étrange être en train d'essayer de pénétrer son esprit, mais pour l'instant, l'entraînement mental de Brutaka l'avait permis de résister. Si cela échouait, il le savait, les secrets de l'Ordre de Mata Nui seraient exposés à ce monstre.

« Quelles merveilles sont advenues dans mon Univers dans les millénaires depuis mon exile ? » dit Tren Krom tranquillement, sa voix aussi révoltante que sa forme. « Je dois le savoir ! »

En hésitant, les autres membres de l'équipe de Brutaka étaient rentrés dans la caverne, seulement pour souhaiter qu'ils n'y fussent pas. Ce fut Lariska, un poignard de protoacier à la main, qui les empêcha de partir.

« Vous pensez que je suis un aliéné… un ‘autre'… » Continua Tren Krom. « Mais je suis la substance de cet Univers, et j'ai marché ici longtemps avant vous ou même Mata Nui lui-même ; N'avez-vous pas entendue ces histoires ? »

« Il y a un Tren Krom dans les légendes, » dit Brutaka. « Mais… les histoires ont forcément dû laisser quelques traces. »

Tren Krom rit. Le son fit souhaiter à l'équipe leur mort dans quelques instants. « Avant que le grand Esprit Mata nui soit né, les Grands Êtres créèrent un être qui était purement organique. Ils m'apprirent les manières de l'Univers qu'ils créaient et ils m'ont placé dans son cœur. Je restai ici, maintenant la chaleur, la lumière, toutes les forces qui complétèrent leur création… »

Brutaka s'était débrouillé pour contrôler son bras partiellement libre. Avec un peu de chance, il serait capable de poser la main sur un poignard et de se libérer… Tout ce dont il avait besoin était du temps. « Alors qu'est-il arrivé ? Comment es-tu arrivé ici ? »

« Mon temps était toujours censé être court, » répondit Tren Krom. « J'étais là pour maintenir l'Univers jusqu'à ce que Mata Nui soit prêt à prendre le pouvoir. Un Matoran de Lumière vint me voir et me dit dans l'heure qui suivit de partir… C'était un constructeur de Canisters, dont la santé mentale ne survécut pas à notre rencontre. Je me suis rendu à mon destin, seulement pour être exilé ici par les Grands Êtres et attaché à ces rochers. » Sa voix devint lourde avec de l'aigreur. « L'Univers, on aurait dit, n'avais pas besoin de deux entités suprêmes. »

« Que… Que veux-tu de nous ? » Soupira Vezon. « Et surtout ne nous demande pas de te tenir ton miroir. »

« J'aimerais savoir ce qui est arrivé dans l'Univers dans les cent derniers millénaires, » répondit Tren Krom. « Mes visiteurs ont été peu nombreux. Vous sept allez rester là et je gagnerai la connaissance de vos esprits dont j'ai besoin… Bien sûr, malheureusement, il ne devrait plus vous rester d'esprit au final. »

« Vas-tu te taire ? » siffla Carapar. « Règle numéro un : ne pas ennuyer le monstre géant à tentacule, à moins qu'ils n'apprennent pas ça à l'école du Ténébreux ? »

« Tais-toi, » lança Lariska. « Tren Krom… ton Univers est en danger. C'est notre travail d'aider à le sauver. Si tu nous laisses ici, tu blesseras la chose que tu as aide à venir à la vie. »

Carapar se dirigea lentement vers le côté, l'épée à la main. Personne n'y prit vraiment attention – tous les yeux étaient concentrés sur Lariska, qui avait été saisit par un des nombreux bras de Tren Krom. Sans la discipline que possédait Brutaja, son esprit était un livre ouvert pour l'entité. Elle criait alors qu'une vie entière de mémoires furent vidées en un instant, elle criait en voyant les vestiges de l'esprit antique de Tren Krom. Quand il la relâcha finalement, elle tomba inconsciente au sol.

« Mutran, » murmura Tren Krom à lui-même. « Il y a tellement longtemps, j'ai pénétré son esprit… Et lui le mien… Et ainsi il a appris comment attaquer Mata Nui le mieux. Lui et son espèce ont osé atteindre le pouvoir que le destin a choisi de les rejeter. Qu'est-ce que c'est… intriguant. »

« C'est plus que ça, » dit Brutaka. « Raconte-lui, Spiriah – dit lui ce qui va lui arriver si les Makuta réussissent dans leurs plans. »

« Si le Plan marche… » Commença Spiriah. Il scruta aux alentours pour vérifier qu'aucun de ses anciens camarades Makuta ne fût ici, en train d'écouter. « Une ombre tombera… Les Makuta dirigeront l'Univers, leur volonté renforcée par les Rahkshi. Quiconque avec le pouvoir de menacer cette règle mourra… C'est-à-dire tout le monde. »

« Impossible, » dit Tren Krom. Soudainement, les esprits de chaque membre de l'équipe furent remplis par des images cauchemardesques projetées par l'entité à tentacules, des visions qui écœureraient même les fous. « Personne ne peut m'approcher sans mon consentement. Personne ne peut me combattre. Personne ne peux me tuer. Je suis éternel ! »

Brutaka avait maintenant son poignard à la main. « Peut-être pas, » dit-il. « Mais je parie qu'à un moment tu as dit que personne ne pouvait t'enchaîner… et regarde ce qui est arrivé. »

Tren Krom s'arrêta en pensant. Brutaka commença à bouger, puis attrapa Carapar du coin de son œil. Le Barraki leva son épée pour attaquer l'entité. Il était trop tard pour crier, trop tard pour l'en empêcher.

Carapar baissa son épée, persuadé d'avoir pris son ennemi par surprise. Puis un troisième œil apparut soudainement sur Tren Krom, un œil qui fixait Carapar droit dans les yeux. Le Barraki se stoppa en pleine explosion. Un éclair d'énergie sortit de son œil, le baignant dans sa brillance. L'instant d'après, Carapar se fracassa en fragment comme s'il avait été fait de cristal. Puis il n'y eut plus une trace de lui à part une pile de poussières brillantes sur le sol de pierre.

« J'ai aidé à faire naître un monde d'ordre, » soupira Tren Krom. « Mais d’après ce que j’ai vu dans l’esprit de cette femelle… Vous l’avez transformé en un univers de folie et de peur. Ce n’est pas la peine de le sauver. Mais c’est un univers que vous et vos semblables méritez »

Tren Krom relança Brutaka à son équipe. Spiriah utilisa ses pouvoirs magnétique pour le saisir avec qu'il ne s'écrase sur le mur. Les tentacules se replièrent ensuite, se ramenant vers le cœur du corps de Tren Krom.

« Partez, » dit l'entité. « Sortez de ma prison… Prenez vos mémoires et vos plans avec vous… Parce que les horreurs qui sont déjà dans vos esprits sont pires que tout ce que je pourrais vous montrer. Je vous condamne à votre sort – une vie dans un Univers que vous et vos semblables avez faits. »

Personne ne prit le temps de discuter. Ramenant Brutaka et Lariska, ils fuirent la caverne alors que les murs de pierre qui entouraient l'île rentrèrent dans le sable. Seul Takadox resta un instant pour regarder la caverne ou Carapar était mort, se demandant pendant un moment ce qu'il faudrait pour mettre fin à la vie d'un être plus vieux que les étoiles.

Chapitre 7

Brutaka et Lariska étaient ensemble, regardant Takadox se tenant silencieusement à l'arrière du bateau. « Je m'inquiète pour celui-là, » dit Lariska. « Il n'a pas prononcé un mot depuis que nous sommes partis de l'île de Tren Krom, après la mort de son ami Carapar. »

« Ami ? » grogna Brutaka. « Les Barraki n'ont pas d'ami, juste des personnes qu'ils utilisent – et Carapar était la poupée préférée de Takadox. A part ça, ne gaspille pas tes inquiétudes sur lui – garde-là pour nous. » Il pointa hors de bord. « Nous sommmes arrivés. »

Une île de sables noirs et de roches dentelées sortait des brumes. Des cimes volcaniques et d'étranges Rahi volant et tournant à travers les cieux. Malgré la lumière aveuglante qui éclairait les eaux autour, l'île semblait être en ombre perpétuelle.

« Bienvenue sur Artidax, » dit Brutaka.

Vezon approcha, en gloussant. « J'espère que nous survivrons à notre séjour. »

Brutaka regarda son équipe autour de lui – un Barraki, un demi-Skakdi, un Makuta, une ancienne reine des Visorak, un Chasseur de l'Ombre, et lui-même. « Bien, et si nous ne survivons pas, qui sait ? Le monde se passera volontiers de nous. »

Brutaka et Spiriah, étant les deux membres les plus puissants de l'équipe, menèrent le chemin vers les bords. Alors qu'ils marchaient sur les sables ébène, tout semblait calme. « Alors tu ne connais rien des défenses ici ? » demanda Brutaka.

« Seulement ce dont Krika a parlé quelques fois. Des idées qu'il avait, » dit Spiriah. « Tu réalises que tout l'ensemble est une terrible idée. »

« Quoi ? »

« Libérer Miserix, » dit Spiriah. « Il ne peut pas arrêter le Plan. Tout ce que nous trouverons ici sera une mort prématurée. Ecoute, nous … »

Ce qui arriva ensuite fut très rapide. Les sables noirs commencèrent à s'enfoncer autour de Spiriah, formant une main qui saisit le Makuta et commença à le tirer vers le bas. Brutaka saisit la main de Spiriah, appelant les autres. « Aidez-moi ! »

Puis Roodaka tira avec son lanceur Rhotuka, l'hélice frappant les sables vivant et mutant les grains en un essaim de bourdons. Incapable de maintenir son emprise dans sa nouvelle forme, elle libéra Spiriah. Le Makuta rampa jusqu'à la plage rapidement.

« Suis-je idiot, » dit Brutaka. « J'aurais dû réaliser – Krika a aménagé cet endroit pour sentir la présence d'un Makuta et réagir. Il ne voulait pas que Miserix s'échappe, ou qu'un seul autre membre de la Confrérie ne le trouve et ne le finisse. »

« Alors je serais fou de continuer, » dit Spiriah. « Je vous ai mené ici – vous n'avez plus besoin de moi. »

« Au contraire, » dit Lariska. « Je pense que tu serais très utile. Quelqu'un a-t-il déjà entendu parler d'un Kinloka ? »

Par surprise, Vezon fut le seul à acquiescer. Quand tout le monde se retourna vers lui, il haussa les épaules. « Vezok. Il a vu de nombreuses choses, et comme je proviens de lui, je les ai également vues. A propos, quand nous aurons fini, qui voudra bien le tuer ? Je pourrai même nettoyer après. »

Lariska se retourna vers Brutaka, ignorant son compagnon lunatique. « Les Kinloka sont des rôdeurs, trouvables dans de nombreux endroits, et Zakaz également. Quand les Skakdi doivent traverser des contrées qui peuvent être remplies de pièges, ils envoient des Kinloka en éclaireurs. Les créatures découvrent les pièges pour que les Skakdi puissent avancer en toute sécurité. »

« Et les pièges ici sont sensitifs aux Makuta, » dit Roodaka en souriant. « Je vois, je vois. Et en y pensant, Spiriah et une sorte de rôdeur. »

Spiriah, à nouveau sur ses pieds, regardant droit vers Brutaka. « Non. Pas même si tu y donnais la chance d'éviscérer cette Vortixx -- »

« Fais attention à ta bouche, » cracha Roodaka, le visant avec son lanceur, « tant que tu en as une. »

Brutaka plaça son bras autour de Spiriah et le dirigea. « Tu ne cherche pas la bonne personne. Quand tout ceci sera fini, la Confrérie pourra toujours être une puissante créature, seulement avec une tête en moins. Elle aura besoin d'un nouveau leader, et les êtres pour lesquels je travaille se souviendront de qui les a aidés… Et qui ne les ont pas aidés. Crois-moi, ils s'en souviendront longtemps. »

Cela prit quelques minutes de plus de conversation soupirée avant que Spiriah ne se retourne et leur annonce qu'il serait leur guide sur Artidax. Il continua directement à l'intérieur du paysage, suivi du reste de l'équipe. Lariska alla vers Brutaka, en disant, « tu sais bien qu'il ne pourra jamais être le leader de la Confrérie. »

« Laissons-le penser ainsi dans sa tête, » répondit Brutaka. « Cela le distraira du fait qu'il pourrait bien perdre la sienne ici. »

Leur chemin les mena directement au versant d'un volcan. Un tunnel s'était formé à travers la montagne à un certain moment, le seul moyen direct de traverser l'île. Spiriah continuait d'avancer quand Vezon arriva face à lui, en retenant ses mains. Puis il pointa vers le bas, vers une vigne très fine et coupante, au milieu du passage. Elle menait à une pile de rochers en équilibre précaire sur le versant. Spiriah s'avança avec précaution devant la vigne, suivi des autres, et s'avança dans le tunnel, c'était seulement quand ils étaient déjà à l'intérieur que Brutaka remarqua que quelqu'un manquait à l'appel. « Où est Takadox ? »

Lariska se retourna. « Là ! Regardez ! »

Brutaka se retourna pour voir Takadox mettre son épée sur la vigne. Dans le moment avant qu'une avalanche de roches les coupent du Barraki et les piègent dans le tunnel, ils pouvaient tous voir son sourire maléfique.

Chapitre 8

Brutaka repoussa une pile de cailloux et se remit sur ses pieds. Autour de lui, Spiriah et Roodaka utilisaient de l'énergie de l'ombre pour se libérer. Vezon et Lariska n'étaient visibles nulle part.

Il scruta derrière lui vers l'entrée alors bloquée. Quelques rafales de pouvoir nettoieraient sans doute les piles de roches et de pierres, mais Takadox serait parti depuis longtemps. Il y aurait suffisamment de temps pour s'occuper de lui plus tard.

« Je l'ai eu ! »

Brutaka se retourna pou voir Lariska tenant Vezon par la gorge, en train de se tortiller. « Je l'ai attrapé alors qu'il se faufilait dans un tunnel, » dit la Chasseuse de l'Ombre.

« Retrouvons ce traître, » gronda Roodaka. « Je veux voir son corps en pièces sous mon talon. »

« Nous sommes là pour faire une mission, » répondit Brutaka. « Nous continuons d'avancer. Chacun d'entre nous, » ajouta-t-il, en regardant durement Vezon.

Le tunnel s'avéra être bien plus qu'un simple sentier. Il s'ouvrait sur une vaste caverne souterraine traversée par un pont étroit fait de Protodermis fibreux. Loin en-dessous, le sol était sali par un énorme enchevêtrement de ce qui ressemblait à des branches mortes mêlées les unes entre les autres. Des profondes chaînes s'étaient gravées dans les murs par les flots de laves au cours des siècles. D'étranges Rahi volant se tenaient au plafond, leurs six yeux clignant lentement à la vue d'intrus dans leur royaume.

« Rappelez-moi de ne pas laisser Makuta Krika organiser mon prochain voyage de plaisance, » murmura Spiriah.

« L'île entière est volcanique, » dit Brutaka. « Des éruptions mineures au fil des années, mais rien de grave. Tahu et Kopaka sont supposés s'être chargés de ce problème. Sinon, nous aurions été grillés depuis longtemps. »

« Ni Carapar, ni Takadox, » dit Vezon d'une voix sympathique. « Qui va y passer après ? Spiriah le Solitaire ? Brutaka le Brutal ? Vezon le Vainqueur ? Ou Lariska… »

Le Chasseuse de l'Ombre sortit un poignard et le plongea dans la pierre entre les orteils du pied de Vezon. Le demi-Skakdi fou se retourna vers elle et dit, « Ou Lariska, la sage, merveilleuse, et glorieusement homicide. »

Brutaka fit le chemin à travers le pont. De l'autre côté, la lumière s'évadait d'une ouverture étroite. Le symbole de la Confrérie des Makuta était gravé dans la pierre face au portail. Quelqu'un – peut-être Krika, peut-être Miserix – avait marqué leur chemin, il y a très longtemps.

« Qu'allons-nous faire de ce légendaire Makuta une fois que nous l'aurons trouvé ? » demanda Roodaka. « Qu'est-ce qui te fait croire qu'il va aider ceux comme toi ? »

« Miserix déteste la Confrérie pour s'être tournée contre lui, » répondit Brutaka. « Il s'allierait avec trois Matoran et un crabe Ussal si cela pouvait l'aider à se venger de ses anciens camarades Makuta. »

« Et donc que va-t-il être pour vous ? » se pressa Roodaka. « Un général ? Un héros ? Un symbole autour duquel rallier une résistance contre la confrérie ? »

Brutaka remua la tête. « Rien d'aussi grand. Il sera une arme, comme les lanceurs Rhotuka et les Fusils des Fantômes de Nynrah. Et nous allons le lancer droit sur le forteresse Makuta sur Destral. »

Roodaka sourit. « Et qui, si je puis me permettre… sont ces ‘nous' ? »

Brutaka sourit à nouveau, avec le sourir d'un Kavinika prêt à festoyer. « maintenant, maintenant… Ce que tu ne sais pas ne va pas te couper en deux et te balancer du pont. »

« J'entends quelque chose, » dit Lariska. « Au-dessus… C'est peut-être une voix… Ou le grondement d'un volcan. »

« J'entends quelque chose aussi, » dit Vezon.

« Tais-toi, » répondit Roodaka.

« Et je vois quelque chose aussi, » continua Vezon. « Mais puisque ça ne vous intéresse pas… »

« ca ne nous intéresse pas, » conclut Roodaka.

« Personnellement, je trouve toujours mes commentaires et observations très intéressants, » se vanta Vezon. « Vous n'avez jamais vraiment vécu avant de voir le monde par les yeux de la folie. Pourquoi, la moitié du temps je ne sais pas si ce que je vois est ce qui est vraiment ici, ou si c'est ce que je souhaite être… ou ce dont je prie, j'espère, je plaide ne pas être. »

« Pourquoi l'avons-nous apporté déjà ? » dit Spiriah.

« Il brise la monotonie, » répondit Lariska.

« J'aimerais briser quelque chose de bien plus satisfaisant, » siffla Roodaka. « J'ai entendu dire que les Skakdi font un son plus doux quand ils sont brisés en pièces. »

« Mais puisque tu ne semble pas y prêter intérêt, » continua Vezon, ne tenant strictement pas compte des commentaires de ces compagnons. « Bien, alors, je ne vous dirai pas que le sol bouge. Vous pouvez le trouver tous seuls. »

« Le sol… ? » Brutaka répéta. Il regarda en-dessous. Loin en-dessous, le tas enchevêtré de branches morts avait en effet commencé à bouger. La raison de cela devint claire : ce n'étaient pas des branches du tout, mais les membres mélangés de milliers d'insectes rougeâtres, se désenchevêtrant les unes des autres. Apparemment, c'était l'heure de se réveiller et ils étaient prêts pour le petit déjeuner.

Plus rapidement qu'aucun n'aurait pu prédire, ils commencèrent à écumer les murs du canyon de tous les côtés. En un instant, ils avaient bloqué les ouvertures et les deux bouts du pont. La roche tout autour était partie, enterré sous une mer de milliers d'yeux rouges, fixant et prédateurs.

« Non, non, non, » dit Vezon, en remuant la tête. « Trop tard pour les pardons. Bien, bien trop tard. »

Chapitre 9

Brutaka scruta la caverne avec des yeux plissés. Les yeux brillants des insectes tout autour lui faisaient sentir qu'il était piégé dans un champ d'étoiles lunatique. Derrière lui, il pouvait entendre Vezon respirer doucement, comme s'il était en pleine balade d'après-midi.

« Nous frayons-nous un chemin hors d'ici ? » demanda Lariska, la main au bout de son poignard.

La réponse de Brutaka se tourna vers Spiriah. « Bien. Tu contrôles les Rahi. Fais-les dégager un passage. »

« A une condition, » diti Spiriah. « Une fois que c'est fait, je suis libre. Je retourne en arrière et je m'en vais, je prends le bateau – si Takadox ne l'a pas déjà pris – et je pars. Et je n'entends plus jamais parler de l'un d'entre vous, ou de quelqu'un qui vous est associé. »

« Je ne te le demandais pas, » répondit Brutaka. « Je te l'ordonnais. »

« je suis un Makuta, » dit Spiriah. « Ehonté, peut-être ; victime de jalousie et de préjudice, plus correctement. Mais je ne me ferai pas dicter mes ordres par un quelconque personnage ignoble, fou et… »

Brutaka frappa Spiriah d'une rafale solide sur le masque, renvoyant le Makuta hors du bord du pont étroit. Spiriah s'accrocha de peu, suspendu en l'air.

« Je pense que c'est ce que l'on appelle ‘ne pas être en état de marchander', » dit Brutaka. Il utilisa le pouvoir de son masque, ouvrant un portail dimensionnel d'en l'espace juste sous les pieds de Spiriah. « Si je rapproche cette ouverture de toi juste un peu plus, tu te retrouveras dans une dimension remplie d'êtres faits de lumière solide. Et devine ce qu'ils y mangent ? De l'Ombre. Tu seras un repas complet pour eux, Spiriah, mais je te préviens – ils sont tout le temps affamés. Et ils ne ferment pas la bouche en mâchant. »

Spiriah ne dit rien. Au lieu de cela, il réduisit sa densité et flotta hors du portail de Brutaka. Puis il se ramena au pont et redevint solide. « Je vais le faire, » dit-il. « Ensuite, je m'en vais. Je vous conseille de ne pas essayer de m'en empêcher. »

Le Makuta se concentra, faisant appel à son pouvoir de contrôle des bêtes Rahi. Rien n'arriva, mis à part des remuements sans repos de la part des insectes. Après quelques instants, Spiriah abandonna de frustration. « Ils sont déjà sous le contrôle d'une volonté plus puissante. Ce doit être Miserix. »

Brutaka fit un geste vers le mur d'insectes qui bloquait le chemin qu'ils avaient pris. « Alors je suppose que tu ne partiras pas. » Il se retourna vers Lariska. « Et nous combattons. Tu resteras avec Vezon, Roodaka et Spiriah et je mènerais le chemin. »

Au signal de Brutaka, lui et ses deux puissants alliés libérèrent leurs pouvoirs sur les insectes qui bloquaient le passage devant eux. Aussi vite que les créatures cramoisies tombaient, plusieurs autres venaient les remplacer. Pire, celles de derrière s'avançaient maintenant sur le pont, se rapprochant de Vezon et lariska.

« J'ai une idée, » dit Roodaka, faisant appel à un disque Rhotuka et à son lanceur. Elle le lança sur les insectes devant, le pouvoir de son disque les mutant en des créatures méconnaissables. Un instant après, les autres insectes tombèrent sur les victimes infortunées de son attaque. Les insectes mutés moururent en quelques secondes, tués pour être différents du reste de l'espèce.

Voyant que son plan avait marché, Roodaka répéta le procédé, se concentrant alors sur les insectes bloquant le bout du pont. Alors que les mutations prenaient place et que leurs anciens alliés se jetaient sur eux, une ouverture apparut sur le mur de créatures vivantes. Avec un rugissement de triomphe, elle dirigea une charge à travers le pont et dans le tunnel au-delà. L'équipe ne s'arrêta pas avant d'être assez loin de la caverne.

« Nous suivent-ils ? » demanda Brutaka.

« On ne dirait pas, » répondit Lariska. « Peut-être n'aiment-ils pas quitter leur nid. »

« Ou peut-être savent-ils que nous devrons retourner en arrière, et donc peuvent nous manger, » offrit Vezon, en souriant.

« Peut-être y a-t-il une autre sortie de l'autre côté, » dit Brutaka.

« Ou peut-être nous habituerons-nous à vivre ici, » dit Vezon. « Quelques mottes d'herbes, les contours d'une cave, les têtes de mes ennemis accrochées au mur… ca pourrait être assez plaisant. »

« Brutaka ! » appela Roodaka d'au-dessus. « je pense que tu devrais voir ça. »

L'équipe se rua à travers le tunnel pour rejoindre Roodaka. Elle se tenait au bout du tunnel, regardant une autre chambre vaste. Plus spécifiquement, elle regardant le plus grand occupant de la chambre, une sorte d'énorme dragon enchaîné au sol de pierre. Tout autour se trouvaient des Rahi bien plus petits, évitant ou se précipitant dans la main d'ombre qui sortait occasionnellement du ventre de la créature.

« Qu'est-ce que c'est que… ça ? » demanda Lariska.

Brutaka remua la tête d'étonnement. « Et bien, c'est grand d'environ 12 mètres, c'est rouge et argenté, avec quatre jambes, une queue, et une position désagréable – et c'est celui que nous sommes venus sauver. »

« Miserix, » murmura Spiriah.

« Très bien, on peut le ramener à la maison, » dit Vezon. « Néanmoins, ne comptez pas sur moi pour nettoyer derrière lui. »

Chapitre 10

Vezon regarde l'espèce d'énorme dragon, enchaîné, puis son regard se tourna vers ses partenaires, puis vers le dragon, et enfin vers Brutaka. Il ouvrit sa bouche pour parler, mais Brutaka l'en empêcha.

« Ne le dit pas, » dit Brutaka.

« Nous allons avoir besoin d'un... » Commença Vezon.

« Un plus gros Bateau. Je sais, » dit Brutaka. « Est-ce que quelqu'un sait ce que sont ces... choses... qui volent autour de nous ? »

De petites créatures ailées volaient en effet tout autour du dragon. De temps en temps, certains lâchaient des cris qui brisaient la roche. « Ce sont des Klakk, » dit Makuta Spiriah. « Une des choses créées par Mutran bien longtemps auparavant - Le son de leurs cris est incroyable. Ils sont considérés comme des Gardiens. »

Brutaka fronça les sourcils. Des gardiens, d'accord, mais contre qui ? Il savait que le Dragon n'était autre que Makuta Miserix, ex-leader de la confrérie. Il devait être exécuté, mais Makuta Krika l'avait enchaîné sur l'île d'Artidax à la place. C'était le travail de Brutaka de le secourir afin que l'Ordre de Mata Nui puisse l'utiliser contre son ancienne organisation.

A ce moment, Miserix les remarqua tout d'un coup. Ses grands yeux se foncèrent pendant qu'il parlait et sa voix grondait comme une avalanche lointaine. « Qui... êtes... Vous ? »

Brutaka commença à parler : « des amis, » puis décida qu'il ne voulait pas vraiment être considéré comme l'ami de cette chose. « Nous sommes là pour vous libérer, » dit-il à la place. « Pouvez-vous vous transmuter à une forme plus petite ? »

« Pourquoi le voudrais-je ? » Demanda Miserix. « Savez-vous combien de ces créatures j'ai dû absorber pour atteindre une taille où leurs cris ne me dérangeraient plus ? »

« Vois-tu, ta taille nous pose un problème, ton immensité », renvoya Vezon. « Nous avons seulement un petit bateau, à peine plus grand qu'un radeau, vraiment, et s'il coule nous devrons nager. Personnellement, je ne suis pas excellent en nage - quelques-uns de mes amis étaient partis nager, et ils ressemblent désormais à des serpents de mer, n'ayant qu'une tête et une épine. Etant donné que je n'ai pas d'épine, il ne me resterait qu'une tête, et... »

Les yeux de Miserix brillèrent en rouge. Une explosion de sa vision laser frappa Vezon, le faisant dégringoler en arrière. « Moucheron, » murmura le Makuta.

En se retournant pour regarder Vezon, Brutaka vit que Spiriah s'apprêtait à rebrousser le chemin. Miserix le remarqua aussi, et mugit, « Faites-le revenir. »

Spiriah fit un pas réticent en arrière. A la vue d'un autre Makuta, le dragon sourit. « Spiriah. Je me souviens bien de toi. Quand Teridax s'attaqua à moi, tu étais un des premiers à être à ses côtés. J'ai toujours espéré te revoir un jour. » Brutaka serra son arme dans la main. Il n'aimait pas du tout le ton de Miserix.

« Sais-tu que je n'ai vu personne de mon espèce depuis que Krika m'a abandonné ici ? » continua Miserix.

« Nous étions-tous supposés venir, » dit Spiriah, empressé. « Teridax ne nous avais pas laissé. Nous savions-tous que nous bénéficierions de ton expérience, de ton pouvoir, et par-dessus tout de ta présence. »

« Mais vous n'êtes pas venus, » gronda Miserix. « Je vais donc bénéficier des tiennes. »

Une main d'ombre vivante s'échappa du corps du dragon, saisit Spiriah, et le tira vers le corps de Miserix. Il n'eut même pas le temps de crier.

Vezon, à nouveau sur ses pieds, se figea net quand il vit le corps tu Makuta consumé. « Je pensais que nous étions ici pour le sauver de sa captivité, » soupira-t-il. « Pas pour l'aider à manger son repas du midi. »

« Tu sais, on pourrait simplement te laisser pourrir ici, » dit Brutaka à Miserix. « Ou attendre que la prochaine éruption volcanique pleuve sur ton énorme tête. Où alors... tu pourrais avoir une chance de prendre ta revanche sur tes frères. Quel choix prends-tu ? »

Miserix assuma. Il se pencha alors aussi loin que ses chaînes le lui permettaient et dit, « essayez-donc, pour le bien que cela va faire. »

« J'ai déjà vu ce genre des chaînes auparavant, » dit Lariska. « Elles grandissent et rapetissent selon sa taille. Elles se nourrissent de son propre pouvoir et l'utilise pour le tenir. »

Brutaka tendit son arme. « Peuvent-elles être cassées ? »

« Pas sans lui causer une grande douleur. »

Brutaka fit un large sourire. « Je pleurerai demain. Trouve-moi un lien assez faible. Roodaka, nous allons avoir besoin de ton aide. »

La Vortixx était silencieuse depuis qu'ils étaient entrés dans la salle de Miserix. Brutaka ne doutait pas qu'elle préparait quelque chose. Mais elle avança en avant pour son devoir et se plaça devant lui, ses yeux accrochés au Makuta enchaîné.

« Ici, » dit Lariska, pointant une partie de la chaîne qui retenait le bras droit de Miserix. « Nous concentrons le feu ici. »

Brutaka et Roodaka visèrent la cible, Brutaka avec sa lame, Roodaka avec sa main tendue. De l'énergie et des boules d'ombres frappèrent le point faible de la chaîne, le baignant dans un courant de pouvoir continu. Après de nombreuses minutes, la substance de la chaîne commença à se dissoudre. Peu après, elle commença à craquer. Puis le lien se brisa en pièces. Miserix cria assez fort pour faire craquer la montagne elle-même.

Les Klakk réagirent instantanément, volant autour de l'équipe et lâchant leurs cris soniques. Vezon et Lariska les renvoyèrent, pendant que Brutaka utilisa sa lame pour parer le courant des bruits. Pendant ce temps, Miserix essaya de lever son bras. Voyant qu'il était désormais libéré de ses liens, il bougea avec et détruisit les autres chaînes du sol. Cette fois, il ne cria pas, mais sourit juste.

Les Klakk gagnaient alors le sol, renvoyant en arrière l'équipe, où les insectes rôdaient toujours. Miserix regardait la bataille en silence. Il ouvrit ensuite la bouche pour dégager un cri de puissance qui fit tomber les Klakk, ainsi que Vezon et lariska. Brutaka et Roodaka étaient à peine restés conscients. Rôdant autour, Brutaka vérifia les deux membres de son équipe. Ils étaient tous les deux en vie.

« Bien, maintenant, » dit Miserix, « Où est Teridax ? »

Brutaka rit. « Et si je te le dit, tu n'as pas de raison de nous laisser en vie. La Gratitude n'est pas la principale qualité parmi les émotions des Makuta. Je vais te le montrer. Mais tu auras besoin de diminuer de taille pour passer par le chemin où nous allons. »

« Ton manque d'imagination me déçoit, » dit Miserix, le plus proche des bons esprits que les Makuta n'aient jamais eu. Il s'éleva et frappa la montagne de toute sa puissance, une fois, deux fois, et encore. La roche craqua et commença à s'effondrer. Miserix continua avec son pouvoir de fragmentation, réduisant tout le côté du volcan en fragments de pierre. Brutaka pouvait revoir le ciel et la mer.

« Enfin ! » dit Miserix. « Après tant de siècles... Je suis libre ! »

Devant les yeux surpris de Brutaka, le Dragon leva ses ailes. Ensuite, Miserix tourna sa tête de couleur cramoisie vers Brutaka et dit, « Viens. Montre-moi où se cachent mon ennemi, que je réduise son armure en poussière et que je me nourrisse de son énergie. »

« Non ! » Lança Roodaka. « Ils veulent t'attirer dans un piège ! Ecoute-moi, je suis moi aussi une ennemie de la Confrérie. Brutaka veut t'utiliser, te sacrifier comme un pion dans une guerre contre les Makuta. Je veux m'allier avec toi ! »

Miserix baissa la tête et se pencha pour que son énorme face soit contre celle de Roodaka. Quand il parla, ce fut dans un soupir : « petite, je suis le Makuta Miserix. Je ne suis le pion de personne. Je ne suis l'allié de personne. » Ses mots suivants vinrent dans un rugissement qui renvoya Roodaka sur le mur de roche. « Et je ne suis le bouffon de personne ! »

Brutaka le regarda, n'ayant pas l'air impressionné. « Ca va, maintenant ? »

Miserix acquiesça lentement. « Allons-nous-en. J'ai un univers à redécouvrir. »

Brutaka plaça Roodaka, engourdie, et Vezon et Lariska, maintenant à moitié conscients, sur le dos du dragon. Il grimpa ensuite lui-même. Miserix déroula ses ailes et marcha au plein air. Ils s'élevèrent au-dessus de l'île, faisant une pause assez longtemps pour laisser Miserix faire le serment de revenir détruire l'île un jour. Brutaka remarqua que le bateau était parti - Takadox était sans doute parti au loin, après tout.

Laisse-le voler. Ca n'a pas d'importance, pensa Brutaka. Un éclair arrive dans cet Univers, et quand il frappera, il n'y aura nulle part pour se cacher.

Miserix déploya ses ailes et s'envola vers le nord, emportant ses passagers vers l'inconnu.

Personnages

Diffusion

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2007 Rêves de Destruction | Dans l'Obscurité | Le Blog des Toa Nuva
2008 Les Chroniques de Mutran | Sombre Miroir | Fédération de la Crainte | La Guerre du Destin | Résidents des Ténèbres | Frères d'Armes | Le Blog de Takanuva
2009 L'Empire des Skrall | Le Règne des Ombres | L'Énigme des Grands Êtres
2010 La Saga de Mata Nui | L'Épopée de Sahmad | La Quête d'Hier | Les Pouvoirs en Place